C’est entendu, on reparlera couleur très très vite. Vos commentaires sur Red, m’ont énormément touchée. Je suis heureuse que l’on puisse ici partager des choses si intimes, parfois heureuses, parfois épineuses aussi. Je reviens vite sur le sujet… Promis!

Alors d’ici là, il faut que je vous dise … Cannes … oui, oui, j’en ai beaucoup parlé et c’est fini depuis belle lurette, mais Cannes, bah, j’en rêve encore toutes les nuits. TOU-TEUX! C’est fini depuis 2 semaines et pourtant, chaque nuit, je me replonge dans ce passage insolite et terriblement intense qu’a été Cannes. Il faut dire que j’aime les expériences nouvelles, avec ou sans strass. Et que celle-ci m’a beaucoup marquée.

Mes amis me disent ici “alors Cannes? c’était ouf nan?” et oui c’était oufoufoufouf! Mais pas comme ils l’imaginent, je pense. J’ai découvert le festival, non pas du côté cinéphile, mais du côté paillette. Et en allant plus loin, j’étais derrière la paillette, vous voyez ce que je veux dire? et c’est un travail assez épuisant d’être dans l’envers du décor. Tout faire pour que ce soit beau. Je parle de moi mais surtout de toutes les équipes présentes, la plupart pour la première fois comme moi. Quel travail pour créer cet événement incroyable.

Vous savez, je vous avais dit que j’avais compris en les côtoyant, que les stars étaient finalement et avant tout des personnes. Mais, le deuxième effet kiss-kool, c’est que je me suis rendue compte à quel point nombre de ces personnes sont extra-ordinaires. Je veux dire, en dehors de l’ordinaire. Non pas dans leur train de vie, leurs éventuels caprices (angoisses?) mais dans leur personne toute entière. Des Ines de La Fressange ou des Billy B, des Aimee Mullins ou des Gwen Stefani, il n’y en a pas deux. Et finalement, moi qui trouvais ça lointain, inaccessible, ça m’inspire aujourd’hui chaque jour : je me dis que l’on peut vraiment aller plus loin, ailleurs, en développant sa singularité. Tout simplement.

Le dernier soir, pour le cérémonie de clôture, on m’a appelée “il reste une place, veux tu monter les marches?” j’ai enfilé mon combishort et ai quand même rajouté une micro jupe (faut pas déconner) et le bracelet géant “Always in my Heart” qu’Alice m’avait prêté. et zou.

Nous étions les premiers à passer. Je voyais Jane Fonda, Liya Kebede et Leila Behkti, attendre derrière cette ligne imaginaire. Au pied du tapis rouge.

J’avais vu Jane Fonda répéter son discours avec son “boyfriend” comme elle le dit, quelques minutes plus tôt au Martinez. “Si je dis “c’est chouette”, c’est bien non?” Cette femme m’a marqué comme jamais. Si confiante, si glamour, si heureuse. Quand elle s’est avancé la première et que les centaines de photographes criaient son nom, quand je l’ai vue zigzaguer d’un côté à l’autre, poser, sourire, prendre la pose, pour le coup, ASSUMER à fond sa stature, dans sa robe parfaitement insensée, rose pâle toute brodée de sequin translucides. En un mot, quand je l’ai vu faire sa star, et bien, ça m’a tellement émue. Les 2 autres se sont élancées, avec plus ou moins d’aisance. Zigzaguant d’un côté puis de l’autre. C’était comme une danse. Je me suis avancée ensuite, avec tous les autres, mais rien ne m’a vraiment autant marquée que cette émotion de l’avant. Quand ELLE a monté les marches.

La cérémonie est passée. C’était bien de voir ensuite un film. UN film. YES! Les bienaimés de Christophe Honoré. Et ensuite, ensuite, bah, on a fait la fête! allez, je vous laisse avec cette last vidéo sur mon Cannes. Clôture! J’espère qu’elle vous donnera la pêche pour TOU-TEU la semaine!

maxi bises!!!!

Yesterday’s New Quintet : The Horse