Je vous écris de ma chambre Strasbourgeoise. C’est bien la distance parfois. Juste avant de partir, j’ai ramené mon Self Service à la maison. Je suis tombée en amour avec cette image de Charlotte Casiraghy par Mario Sorrenti.

On en avait parlé déjà de cette envie de peau. De cette envie de texture. De cette peau si belle dans son irrégularité, comme cette couverture en papier toilé. De ce besoin de vérité sublimée. Et les pores dilatés, et même la stache, pfff mais qu’est ce qu’on s’en fout quand on a déjà le vert de ses yeux, quand on arrive à créer des images pareilles. Au contraire, c’est tellement beau de tout garder, de tout montrer. Et de le mêler au feu des paillettes. Naturalisme et sophistication extrême. Je sais pas pour vous mais ça me fait beaucoup d’effet.

Tout ça pour aller plus loin finalement (suis à Strasbourg hein). Les gens qui produisent ce genre d’images, sont des artistes, des gens de modes. Des gens de goût? Mais dans la cosmétique, c’est le comble, personne ne sait produire des telles choses. Est ce à dire que le sens de la Beauté n’est pas/plus dans l’industrie cosmétique? Je ne peux d’ailleurs pas m’empêcher de corréler cette envie de peau “entière” au lissage permanent des images cosméto. Si je vais plus loin… ça me saoule bien de me l’avouer, mais plus ça avance et plus je me sens lointaine de l’industrie pour laquelle je bosse.

J’adore toujours autant les couleurs, les produits, les textures, jouer, créer des produits, des maquillages, tout ça, mais je regrette parfois que le monde de la cosmétique ne crée pas d’avantage de beauté. Il y a des exceptions. Indeed. Mais j’en veux plus!

hahaha… Je délire complet là? Qu’est ce que vous ressentez vous?

Allez Charlotte, viens ici!