J’adore les visites d’usine. Leur côté mécanique poétique, l’immensité des machines pour imprimer des km de tissus colorés, la répétition, la délicatesse des ouvriers… La découverte d’un monde parallèle. J’ai été transportée par les éditions de marimekko, pour les tissus comme pour les arts de la table (c’est ainsi que j’ai avantageusement remplacé toute ma vaisselle). Les motifs expriment tellement de féminité, de joie, de vie. Beaucoup d’inspirations végétales (d’où le parallèle avec la nature de l’île de Suomenlinna, à 10 minutes en bateau d’Helsinki)(hehehe).

Encore merci à Maarit (dont vous avez vu la nuque subtilement tatouée) qui nous a fait découvrir toute la marque. Elle portait une veste marimekko. Tellement audacieuse, et tellement classe en même temps. il se trouve que le tissus de cette veste avait été designé par Asao Kodama, la jeune japonaise que vous voyez si émue. elle découvrait en même temps sa dernière création sur la chaîne d’impression et a explosé en sanglots. (je vais me spécialiser dans ce type d’émotion moi). je trouve ça très beau qu’il soit inscrit sur chaque rouleau imprimé, le nom de son designer (il en vit un peu partout dans le monde), ainsi que sa date de création (certains tissus sont édités depuis plus le début de la création de marimekko en 1951).

Jusqu’à la fin du voyage, ce fut pour moi le point le plus vibrant de notre visite… Quand tout à coup, nous sommes tombées sur ce chœur de femmes répétant leurs chants folkloriques! Lisa et moi en avions la chair de poule!

Vive les voyages! J’espère que ça vous a plus car on reparlera cette semaine de ce voyage.

très belle semaine à tutti!