Quand j’ai été invitée à l’avant-première de Yves Saint Laurent, je m’attendais, moi, Mai ColorDesigner, amoureuse de Saint Lolo, à ressortir couvertes de ses palettes chatoyantes. Nous en avons déjà parlé maintes fois ici. Mais il n’en fut rien. Je ne m’en plains pas car le film m’a emmenée bien ailleurs. Tout aussi loin sans doute. Les scènes de défilés m’ont fait vibrer avec énormément d’intensité. Et puis ces 2 acteurs… Il n’y a pas de mot pour le dire. Enfin si, tout bêtement, je me disais : quand même, ce Guillaume Gallienne, quel garçon absolument…. Pfff, c’est quoi, le mot ?! Je l’adore (et ne dis pas non à Pierre Niney, hein !).

Et puis, va savoir comment, lundi matin, je me suis retrouvée dans une loge de Direct 8, après son passage dans l’émission de Laurence Ferrari. Il avait fait le JT de Claire Chazal la veille. 10 millions de téléspectateurs ! Ici, on est beaucoup moins (hahaha), mais Guillaume et moi, on avait droit à une demie heure, rien que pour nous. C’EST PAS FOU DIS !!!! Je voulais qu’il me parle de ce qu’il avait appris sur la beauté grâce au film, ce que cela lui a appris sur l’amour, sur c’est quoi être un homme… des notions qui, me semble-t-il, lui sont chères. A moi aussi.

En ressortant, j’étais à la fois heureuse et embarrassée. Heureuse parce que Guillaume m’avait partagé tant de choses que je savourais mon plaisir, embarrassée parce que je pensais avoir de mauvais rushs. J’étais tellement absorbée parce qu’il me racontait que j’en oubliais souvent de filmer. Pfff… Vivre ou filmer… C’est parfois complexe. Et puis, pour le montage, c’était pire ! COMMENT JE PEUX ME PERMETTRE DE COUPER GUILLAUME GALLIENNE ?! Vous pouvez me dire ?!!! Je n’osais pas. Le son était formidable, mes images beaucoup moins. J’ai hésité à ne pas faire de vidéo et à vous retranscrire uniquement ce qu’il m’avait dit. Mais sa diction, sa manière de se mouvoir, d’incarner chacune des émotions qui le traversent (et il y en a tant), je me suis dit que ce serait dommage, non ? C’est tellement rare de voir un acteur de cette trempe avoir le temps de s’exprimer. J’espère que vous serez d’accord avec moi. La musique, tirée de la bande originale du film, que la production m’a autorisée à utiliser, m’a beaucoup aidée… Je fais des choses imparfaites, et me suis toujours interdit de m’en excuser, parce que l’important c’est… de faire, avec ce qu’on a. On a dit ça, non ?

Pour tous les fans, dont je fais partie, voici la restranscription intégrale, tout de même. J’ai pas du tout mis cent ans à le faire, hahaha, mais en tout cas voilà, Guillaume n’est pas coupé ! Cliquez en bas du post et vous verrez, il en dit bien plus encore.

mille baisers doux, encore bravo et merci à Guillaume Gallienne pour m’avoir reçue, avec tant de générosité, malgré votre épuisement ! Guillaume j’vous kiffe !

la BO de Yves Saint Laurent, avec des musiques orginiales de Ibrahim Maalouf

Mai : J’ai entendu dire que Jalil Lespert vous avait beaucoup nourri en tant qu’acteur, qu’il vous avait fait progresser. Vous a-t-il fait progresser aussi sur cette notion du beau ?

Guillaume Gallienne : Là où j’ai progressé avec Jalil, c’est sur un beau intérieur. C’est pas tellement visuel, enfin ça devient visuel… C’est-à-dire qu’en fait, un jour, il m’a dit en me dirigeant… il me disait “Sincère”. Ca, j’ai pas tellement aimé qu’il me dise ça, et du coup, j’avais prévu une blague le lendemain, j’avais prévu de lui dire : “Tu veux que je te la joue sincère ou pas ?!”, sauf que quand je suis arrivé à la cantine, le lendemain, avant le début de la journée de tournage et qu’il m’a dit “ça va ?”, j’ai fondu en larmes. Je lui ai dit “En fait, je peux pas, je ne t’autorise pas à me dire ‘Sincère’. En 20 ans, personne ne m’a jamais dit ‘Sincère’. Je n’autoriserai jamais personne à me faire douter de ça. S’il y a une chose que je suis, c’est sincère, donc ça, non !”
Et il s’est excusé, il m’a dit “mais non, mais je suis maladroit”, il m’a pris dans ses bras comme ça. Il m’a dit “non, je voulais dire ‘Simple’”. Et je lui ai dit : “Ca aussi, je comprends pas ; je comprends pas ‘Simple’. Je ne suis pas simple, ce métier n’est pas simple, le rôle que je joue n’est pas simple, donc non, ‘Simple’, je ne comprends pas non plus”.

Et puis il m’a dit : “Je vais réfléchir”. Il venu vers moi, il m’a dit : “J’ai réfléchi, en fait j’ai compris : tu n’as jamais joué de premier rôle ?!” Je dis : “Bah… non.” Il me dit : “Oui, donc t’as toujours dû montrer. Alors moi, Pierre Bergé, ça y est, je l’ai, tu me l’as montré donc ça y est, je l’ai, donc me montres pas, laisse-moi voir.”
Et j’ai compris dans la seconde. Alors que d’autres metteurs en scène ont dû essayer de me le faire comprendre. Je me souviens de ma mère qui me disait : “Arrête de prouver que t’es le rôle, on s’en fout !”. J’avais une scène dans le studio, juste cet après-midi là, tout de suite après, j’avais une scène où je rentrais dans le studio pour annoncer à Yves Saint Laurent que j’avais réussi à vendre 25 robes à Hartman et lui badine avec Victoire, il s’en fout. Et au moment du contrechamp sur moi, j’ai juste laissé voir… et le Chef Op, pour la première fois, au moment où on a dit “coupé” a fait comme ça (haussement de sourcils). Donc voilà, c’était gagné.

Après, il y a une autre chose qui est importante, c’est que Jalil peut être brutal. Mais je l’ai jamais pris mal. En même temps, il était très tendre avec nous. Mais il pouvait être brutal parce qu’il est très animal. Et pour la première fois, au lieu de… en anglais, on dit “take it personally”, “I didn’t take it personally”. Enfin si… parce que je prends tout “personnally”, mais je m’en suis servi. C’était un atout, c’était pas un problème. Alors qu’en général, la brutalité me fige, me paralyse, et là, pas du tout.

Ah ouais, l’écart des pieds ! (ses pieds sont en canard mais les pointes sont tellement ouvertes que les 4 points formés par les pointes et les talons sont quasiment alignés…)

Mai : C’est fou cette laxité. J’arrive à faire pareil, cela dit, mais je fais de la danse.

Guillaume Gallienne : Ah oui… Je suis fan de danse. Ca, c’est une autre partie du beau chez moi… Du beau que j’aime.

Mai : Vous avez failli être danseur ?

Guillaume : Alors, non. J’ai découvert ma passion pour la danse, j’étais déjà mal foutu ! mais j’adore la danse, je fais de la dramaturgie de ballet.

Mai : C’est quoi la dramaturgie de ballet ?

Guillaume Gallienne : La première fois, c’est Nicolas Le Rich qui m’a demandé de co-écrire l’argument d’un ballet sur Caligula, qu’il a crée à l’Opéra de Paris… et la deuxième fois, c’était un argument qui était déjà écrit. C’est Alexeï Ratmansky qui a chorégraphié, créé un ballet sur les “Illusions Perdues” de Balzac au Bolchoï, il y a 2 ans et demi, et qui est repris là, à l’Opéra de Paris. Et là pour le coup, c’était beaucoup plus de la direction presque d’acteurs avec les danseurs. Mon propos, c’est d’aider les danseurs et le chorégraphe dans un ballet narratif à raconter l’histoire, le plus clairement possible, mais le plus possible dans l’économie du signe. C’est-à-dire de ne pas réduire la narration à la pantomime.

Mai : Ne pas rendre ça illustratif.

Guillaume Gallienne : Voilà, mais juste du ressenti. J’adore l’économie du signe, en général. J’ai toujours aimé ça. J’aime l’érotisme, je n’aime pas la pornographie. J’aime le suggéré. J’aime tout ce qui ce qui fait que l’imaginaire voyage. Part.

Pour revenir à Saint Laurent, l’autre partie du beau, c’est tout ce qui s’est passé avec Jalil et Pierre Niney. Et avec Pierre Bergé. Parce que je me suis beaucoup inspiré des “Lettres à Yves”, qu’il a écrites après la mort d’Yves Saint Laurent et qui m’ont beaucoup inspirées. Beaucoup. Sur des choses très intimes et très profondes, notamment quand il écrivait qu’Yves Saint Laurent n’était heureux que 2 fois par an, lorsqu’il saluait à la fin des collections, au printemps, et à l’automne. Et ce qui est beau, c’est que Pierre Bergé a tout fait pour que ces moments de bonheur, aussi éphémères soient-ils, durent le plus longtemps possible. Le plus d’années possibles. Il a tout mis en oeuvre pour que ça dure le plus longtemps possible, coûte que coûte. Moi, ça a été mon cheval de bataille.

Après il y avait une autre chose qui était belle, c’est que vis-à-vis de Pierre Bergé, j’avais une responsabilité, c’était de ne pas trahir son deuil. Donc son amour. Sauf que moi, cette histoire m’a un peu consumé. En 2 mois de tournage, j’ai perdu 5 kilos. Un moment donné, mon maquilleur m’a dit : “là, il va falloir manger, parce que tu as trop maigri là !” et j’ai compris pourquoi, c’est parce que je vivais ces 20 ans d’amour en 2 mois, en vivant chaque chose, non pas comme la première fois, mais comme la dernière. C’est la grande différence, c’est ce que j’ai dit à Pierre Bergé, j’ai dit : “je sais pas comment t’as fait, nous en 20 ans d’amour en 2 mois, j’ai perdu 5 kilos, il m’a dit : “Moi, ça a duré 50 ans !”. Je lui ai dit : “Mais la grande différence, c’est que toi, chaque chose, tu la vivais comme la première fois, alors que moi, je la vivais comme la dernière !” Moi en le jouant, je savais que l’homme qui était en face était mort. Même si je ne porte pas le deuil pendant le film, mais quand même, l’acteur que je suis, l’être humain que je suis, le savait. Ca, c’était assez incroyable comme expérience. C’était la seule vraie responsabilité que j’avais vis-à-vis du Pierre Bergé vivant.

Mai : Oui, beaucoup moins que le fait de l’incarner alors qu’il était vivant.

Guillaume Gallienne : Ouais, parce que je n’étais pas du tout dans l’imitation.

Mai ; On sait que l’imitation ne vous intéresse pas.

Guillaume Gallienne : Non, j’aime pas ça. Et puis, ce qui est drôle, c’est que j’ai eu des pensées qui n’étaient pas les miennes.

Mai : Le personnage vous parlait, c’est ça que vous voulez dire ?

Guillaume Gallienne : Oui. Et tout à coup, je me disais : “non, là, il a fait ça ! là, il a fait ça !”… Des trucs d’instinct… Ou je disais : “Non, ça, s’est pas passé comme ça, mais comme ça !”. Un truc très étonnant, d’instinct et d’assez radical. Une espèce de clairvoyance, de persistance… même sur des détails. Le film est beaucoup là-dessus. C’est souvent des détails qui sont juste dans un regard.

Mai : C’est un film de regards, je trouve.

Guillaume Gallienne : Oui, beaucoup, beaucoup. C’est vraiment un film de regards. Et Pierre Bergé encore plus car c’est un homme de l’ombre. Il y a une couturière comme ça qui m’a dit : “Monsieur Bergé n’a jamais marché devant monsieur Saint Laurent.” Donc c’est derrière, c’est un metteur en scène.

Mai : Vous voulez dire, pour Saint Laurent ?

Guillaume Gallienne : Oui. Ce qui est fascinant dans ce couple, c’est à quel point ils étaient complémentaires, à quel point on ne sait pas ce que l’un sans l’autre aurait donné. C’est un amour qui est fait de plein d’injustices.

Mai : Oui, c’est sûr, en tout cas, il ne me semble pas nourri par ce sens là.

Guillaume Gallienne : Il y a une dame qui m’a fait très plaisir, en sortant du film, qui m’a dit : “Vous regardez Saint Laurent comme un mystère que vous n’arrivez pas à élucider”. J’ai dit : “C’est exactement ça !” et en même temps, je me l’étais pas dit.

Je regardais Pierre Niney comme ça. C’est-à-dire que Pierre, il a une précocité et une acuité… Il sait exactement à quoi faire appel avant chaque scène. Et parfois, ça se réduit à un truc. Par exemple, le Château d’Arc, il était juste beau. Mais Beau ! Moi, j’étais impressionné. Quand tout à coup, je l’ai vu arriver en maillot de bain à la piscine, en s’allongeant comme ça sur le plongeoir, j’ai fait : “wouhaou !”

Mai : Oui, ce plan est magnifique !

Guillaume Gallienne : Ah oui, mais c’est fou de savoir exactement… moi, c’est souvent après la scène, où je constate que : “Ah bah tiens, c’est marrant, j’étais jaloux à ce moment là !”

Mai : Vous voulez dire que vous ne préparez pas vos scènes ? Vous la vivez comme ça ?

Guillaume Gallienne : Non, je prépare le début, je prépare juste le plongeon. Il n’y a que ça qui m’intéresse. L’important, c’est de bien plonger. Après, non, j’aime pas ; j’aime pas parce que je deviens trop précis. Et comme me l’avais dit mon directeur d’école, François Florent : “Dans précis, il y a précieux et prévisible”. Et puis surtout, ça rend habile. J’aime pas trop ça. Et puis Pierre Bergé, c’est un animal, il faut être dans l’instinct.

Mai : Oui, ça se sent très fort, je trouve ; et ça m’amène à la question suivante. Parce que je vous trouve incroyablement viril dans ce rôle, après “Guillaume et les Garçons” où la question du genre est centrale, que vous a apporté YSL sur cette interrogation : “C’est quoi être un homme ?”

Guillaume Gallienne : C’est mon maquilleur qui me disait : “Mais en fait, c’est deux mecs hypers séduisants, ça doit être ça !” J’ai trouvé ça juste. Et ce que je trouve magnifique, c’est que l’on correspond absolument à la pensée qui anime celle de Pierre Bergé, et qui à mon avis animait aussi celle d’Yves Saint Laurent, qui était de considérer l’homosexualité comme le fait d’être gaucher. Sans plus. Etre homosexuel, c’est comme d’être gaucher, enfin quoi, voilà, c’est comme ça ! Et du coup, je trouve qu’on ne fait aucun commentaire sur notre homosexualité. On s’aime. Point final. On est 2 mecs qui nous aimons, mais comme des dingues !! En même temps, en se foutant complètement du politiquement correct, des conventions, en allant bien au delà… d’une liberté dingue, d’une audace dingue ! C’est un couple qui a su créer l’icône sans jamais tomber dans les clichés. Jamais ! Et assumant leur homosexualité mais sans aucune provocation ostentatoire. Ils vivaient. Point final. Et ça je trouve que c’est bien réussi et très moderne. C’est moderne pour aujourd’hui mais, vous imaginez à l’époque, à quel point ça l’était !

Après, il y a une chose extrêmement belle dans le film, et je trouve ça important d’en parler. C’est le travail de la costumière, parce que ce qu’elle a réussi à faire. C’est que le film est sur 20 ans et elle a réussi un truc fabuleux qui est de raconter toutes les époques, sans jamais tomber dans le séquentiel. On passe d’une époque à une autre avec une espèce de transition dans la matière, dans les tissus, dans la coupe, qui se fait, l’air de rien. Et ça y est, on était dans les années 50, on passe dans les années 60… on est au début des années 60, on passe à la fin des années 60, et on passe dans les années 70 ! Et le tout se fait comme une maille… Comme une maille, et c’est une histoire de maille. Et de traits.

Après pour la couleur, ce que je trouve très réussi dans le film, c’est que la couleur n’existe que dans les collections. Sinon, c’est un décor. Mais la couleur existe vraiment dans les collections. Tout à coup, on est attentif au fait que le rouge à lèvres devient plus foncé, sur le maquillage, et puis les robes évidemment. Ca, je trouve ça fabuleux. Parce que tout à coup, ces moments de collections, ces 3 défilés ressortent tout à coup comme de l’art.

Mai : Incroyable… Ces 3 scènes de défilé sont incroyables ! Ca vibre de partout. Et je pense que sur le tournage, il y avait une émotion particulière pendant le tournage de ces scènes.

Guillaume Gallienne : Bien sûr. Et surtout, il y avait une aide incroyable et foisonnante de toute la Fondation. Il y avait tous les gens de la Fondation, toutes les robes originales. Il y avait aussi Violetta Sanchez qui a coaché tous les mannequins car elle a été un des grands mannequins… mais, en plus, elle était mannequin cabine, donc la robe était créée pour elle. Pour elle et sur elle. Saint Laurent créait pour ses mannequins. Il était ravi quand certaines femmes non mannequins portaient ses robes mais elles étaient rares à ses yeux. Et c’est vrai que quand Violetta Sanchez briefait les mannequins, elle disait : “non, tu ne peux pas avoir les épaules en arrière, à cause de l’ouverture là, c’est pas joli si tu les tiens là. Non, au contraire, tiens devant, donc du coup quand tu tournes, fais pas ça avec l’épaule… au contraire, c’est avec la main que tu crées la cassure. Là, telle robe, il n’y a pas de taille, surtout tu mets pas la main à la taille, non. Au contraire, reste ouverte.” C’est génial, c’est-à-dire qu’elle connait la robe ! C’est pas les mannequins aujourd’hui qui marchent comme ça (il fait le robot) quel que soit le vêtement ; non, non, elle disait : “telle robe faut la porter comme ça ; marche pas trop vite, au contraire, glisse beaucoup plus avec telle robe, sinon c’est pas joli, tu casses la longueur.” Ce genre de précision, encore une fois, c’est un regard… mais ça investit tout le corps. Ca, je trouve ça sublime !

Il y avait une importance et en même temps une naïveté de la part de filles quand elles portaient… Les filles étaient assez jeunes et elles portaient ces robes avec un trac de débutantes.

Mai : Une forme de candeur ?

Guillaume Gallienne : Ouais ! Du coup, il n’y avait pas d’arrogance. C’était la robe qui en avait, mais pas elles. Ca, c’était sublime. C’était très très beau ça… Elles étaient ludiques en même temps.

Mai : Les filles ou les robes ?

Guillaume Gallienne : Les robes, ça dépend de quelle collection. C’est le moment qui est solennel mais c’est pas elles. Ca, je trouve ça très réussi. Oh, puis sur la relation à eux deux, c’est-à-dire que ça continue.

Mai : Oui, avec ces jeux de regard, derrière le rideau.

Guillaume Gallienne : Les encouragements pour Yves. Juste… (il fait un regard).

Mai : Oui… et puis le fait qu’il soit si heureux à ces moments-là !

Guillaume Gallienne : Oh oui, le trac et le soulagement. Quand Pierre Niney… j’ai adoré au premier défilé Spontini quand il revient et qu’il est là : “Bravo ! BRAVO !” C’est magnifique. Je trouve qu’il y a quelque chose d’enfantin, de libéré… C’est touchant. C’est très touchant…

Mai : Merci !

Guillaume Gallienne : Merci !

Mai : Merci Guillaume !

Guillaume Gallienne : Merci Mai !

 

Yves Saint Laurent – Bande Originale