Comment ça va bien la compagnie? merci pour tous vos commentaires sur le dernier post. ça remue, ça remue. je vous propose donc d’arrêter deux minutes de chialer en parlant de choses beaucoup sérieuses; GENRE LE MAKEUP.

Car vous le savez, je suis en train de tout repenser avec ma blondeur madonesque. la première chose c’est que ce ton sur ton a changé mon approche du teint. j’ai besoin de plus d’unification et de lumière. Face Fabric, du moins dans la teinte que j’utilisais ne fonctionne pas aussi bien. finalement, on regarde le teint au niveau des carnations seules, mais faudrait le considérer dans un tout beaucoup plus large! bref, je viens de trouver un anti-cernes fabuleux de chez Bobbi Brown, qui s’appelle le Brightener. allez l’essayer, car je le trouve dingue de couvrance ET de naturel. Secondo, les couleurs, que j’ai envie de travailler par capillarité. des choses douces, organiques. très peu de couleurs à vrai dire. j’ai remplacé les khôls noirs par des gris, les blushs flash par des roses doux. etc. j’accentue d’avantage mon regard, moins ma bouche. les contrastes, car il en faut (me suis pas transformée en belle des champs hein) viennent plus de clair obscur que d’accents colorés.

samedi soir en partant pour la Mona, définitivement ma soirée préférée sur Paname, je me suis “habillée” avec Erika F. ce fard mythique de chez Lancôme. comme vous le voyez, j’ai joué une carte semi graphique (hahahah), la forme du fard, est quasi rectangulaire. comme 2 sparadras déchirés à la main sur les côtés. vous me suivez? après du khôl noir (on part en soirée donc du noir) sur le ras des cils et bien étiré sur les côtés, pour poser d’avantage les rectangles. et puis… c’est tout.

pour la petite histoire, car je pense que nous sommes 2 à la connaitre encore, Erika F. a été lancé il y a 10 ans dans une collection makeup de Fred Farrugia. c’était la dernière collection sur laquelle j’ai bossé avec lui, avant mon départ pour les arts déco. Celle ci, aux tons gris et rouges, avec été dédiée à toute les femmes de sa vie. nom de code “Women”. chaque couleur portait donc le nom d’une de ces femmes. ou plutôt son prénom de la première lettre de son nom de famille. il y avait d’ailleurs un vernis rouge “Mai H.”, qui sentait la fraise tagada.

Naaaan? Siiiii!

Un jour, je donne une formation couleurs aux gens de L’oréal et il y avait la chef de produits yeux de chez Lancôme. je lui demande des nouvelles d’Erika F. qui avait à l’époque fait un carton (c’est la première fois que l’on utilisait ce type de paillettes, les métashines si je me rappelle bien)(une intensité, et un reflet doré à tomber). Elle me dit “bah ça continue!… d’ailleurs, on sait pas qui est cette Erika F., tu ne saurais pas toi?!” je rentre chez moi en repensant au truc car effectivement, je ne me rappelais pas non plus de cette personne. et tout d’un coup, ça me revient. Erika F. bah c’est Fred! Fred-Eric. Eric a donné Erika, et Farrugia le F.

Fred Farrugia, n’est plus chez Lancôme, mais je peux vous assurer que dès que j’en parle là-bas, les gens ont encore des paillettes (peut etre des métashine tiens) plein les yeux. et moi, il m’a tellement appris sur la couleur. je trouve vraiment beau, 10 ans après, qu’il reste encore Erika F. quelque part dans cette marque. quelque part dans mon regard. cette trace gris doré, d’une incroyable beauté.

Amour à vous tous!