Cannes 2014 – Prix du jury – Xavier Dolan pour Mommy

 

Merci infiniment pour vos commentaires sur la première partie de la Chiale. Je me suis évidemment demandé quoi ajouter dans ce deuxième chapitre qui n’ait été déjà merveilleusement bien décrit par vous. Je retiens beaucoup de “c’est bien de chialer, et puis… c’est pas si grave” et surtout le sublime “on ne voit bien qu’avec des yeux qui ont pleuré”. merci Akabé. je suis tellement d’accord avec ça. les pleureuses ont de la chance. certaines m’ont proposé de monter un club d’ailleurs, et je leur dis OUI! on pourrait commencer comme ça.

et puis hier, je pleure sur le résultat des élections et tombe sur ce discours incroyable de Xavier Dolan devant Jane Campion. nous avons déjà parlé des discours ici, et de Xavier Dolan ici. de sa jeunesse aussi. Je crois que chialer, ça n’est évidemment pas grave. même si cela m’interroge, ça n’est pas la question de la gravité qui m’intéresse. Il me semble que je ne me suis jamais sentie aussi bien, aussi entière, aussi pleine, que depuis que je pleure. moi qui aie toujours tant ri. et si fort.

Je crois que l’on chiale lorsque la réalité dépasse notre entendement. mais pas la vérité ni de nos chagrins, ni nos rêves justement. dans le cas présent : “aimer et être aimé en retour”. Xavier Dolan, les loulous de la Ramires crew (ils sont Vice Champions de France)(si)(ils sont invités à l’hotel de Ville pour montrer leurs talents à Madame Hidalgo)(si), me font croire en la jeunesse, et ajoutés à vous, me faîtes croire en moi. Bien sûr que je chiale. parce qu’enfin je vois, parce qu’aussi j’arrive à vous faire voir, et que ça me bouleverse. parce que ça dépasse mon entendement. que ce blog, qui devait simplement montrer des gens se faisant beaux, que ce blog me fait voir! et je vois grand, plus grand encore. et que je vais m’y tenir. que je m’y tiens déjà.

“je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais!” YEEHAAAA!

avec toute mon affection.