Couleurs

L’amour est-il bleu?

Yves Klein, le saut dans le vide

“Maman, l’amour, c’est bleu l’amour?” Léo et ses questions merveilleuses…
Mon fils chéri, je n’ai pas réussi à te répondre sur le coup. Alors plus tard, tu liras ces quelques lignes. Elles sont pour toi. Elles sont pour toi. Aussi. Elles sont pour vous. Bien sur.

Si l’on revient à ce que dit Klein, le bleu lui fait penser à des choses infinies. La mer, le ciel… Alors, par extension il en fait la couleur de notre sensibilité. Il dit que nous envoyons des hommes sur la lune, conquérir l’infini de l’univers mais que nous oublions toujours de conquérir cet espace intérieur. Ce qu’on a dans le ventre, dans le cœur. Et si nous partions conquérir notre sensibilité?! cet autre infini, qui est en nous?
Klein nous place devant ses monochromes. Il dit “je vois les traits de pinceaux comme autant de barreaux de prison.” Ces monochromes comme surface de libération, sont plus hauts qu’un homme et plus larges que ses bras ouverts pour que chacun puisse à partir d’une surface fermée faire l’expérience d’un infini. tu me suis? Son fameux bleu, le IKB, International Klein Blue est un bleu outremer qu’il a réussi a agglomérer sans trace de médium. Car d’habitude si tu mélanges ce bleu à n’importe quel médium, il perd automatiquement sa superbe. Il se jaunit à l’huile, se blanchit à la gouache, se fonce à l’eau, comme un cailloux que l’on mouille.
Entre le rien et le sublime, il n’y a qu’un pas. Notre regard. Notre envie. tu verras, toi aussi tu seras happé, hypnotisé. Electrisé.
Alors l’amour oui, en ce sens Léo, ça peut être bleu.

Et puis tu sais, le bleu c’est aussi la couleur de la déprime, des états d’âme “damn, i’m feeling Blue”, c’est la couleur de la trouille. Ce puit sans fond que l’on fait mine de ne pas voir. que l’on occulte. Sans même s’en rendre compte.
Encore une fois, ça colle pas mal.

Kandinsky lui, c’est le premier a avoir étudié la sensorialité des couleurs, ce qui, au delà des symbolismes particuliers à chaque culture, peut être partagé universellement, factuellement par chacun. Donc si on se met devant un grand mur bleu, ou devant un Klein, ce qu’on sentira c’est un dynamisme exacerbé, avec un double mouvement, qui part au loin et en même temps rentre en lui même (le jaune au contraire va rayonner et venir t’ attraper l’œil). Alors il y a quelque chose de contemplatif, quelque chose qui nous emmène, nous emporte, peut faire peur aussi. Encore. Oui l’amour serait encore bleu mon garçon.

Et puis enfin, le bleu c’est la couleur de khrishna et de l’érotisme en Inde. C’est un bleu profond mais presque fluo. Hyper excitant. Cette valeur énergétique est reprise en chromathérapie et en hypnose. C’est une couleur énergisante, ressourçante, qui te rend invincible, crée un bouclier de confiance, comme une brume épaisse faite d’infinie gouttelettes bleues. Douces et bienveillantes.

L’amour, c’est bleu?
Le bleu c’est tout ça en tout cas. Et le Klein, j’en fais mon spotted #39. allez zouh!

Alors en plus de l’Amour est Bleu de Vicky Leandros, que je trouve un peu pourri (on t’apprend n’importe quoi à l’école), tu iras écouter la chanson de Toyface, Flight, que j’ai mise sur une vidéo avec ta sœur au printemps. Car je viens de m’en rendre compte, elle commence comme ça : Let’s fly // Terrify // Over this bewildring sea… toi aussi mon garçon, je te souhaite un jour de voler aux dessus des mers. d’avoir peur mais d’y aller tout de même.

Que vive le bleu. Et un océan d’amour pour tous.

Chromatic Think

C’est la classe internationale sur l’hexagone, car me voici citée dans plein d’articles portant sur la couleur. #superfierté!

Merci encore à Lili Barbery Coulon du M, le Monde, Charlène Favry de l’Obsession et Sabine Maida de Grazia, pour leurs itw. ça me plait tellement de pouvoir réfléchir sur les tendances ou même plus largement sur des sujets de société en rapport avec la couleur. MERCI!

Outre mon intervention, je vous invite à courrir chercher le dernier M, le Monde avec un supplément beauté de toute beauté!

d’ici là, un peu de lecture donc. je n’ai pas trouvé celui du grazia, mais voici les 2 autres articles, plus celui que vous me réclamiez sur parole de mamans :

L’argument du Pigment de Lili Barbery Coulon

Fièvre Rose de Charlène Favry

Superbytimai dans Parole de Mamans

C’est l’occasion pour moi de tourner une page, avec une nouvelle couleur, le bleu du printemps parisien, clair et en même temps profond, énergisant, et que j’ai retrouvé dans les maquillages d’une makeup artiste incroyablement inspirante, Isamaya fFrench (on en reparle très très vite). bienvenue à mon spotted #38.

et mille bises à vous!

 

Nicolas + Mark = l’Air de Panache pour le Grand Budapest Hotel

Avez-vous vu le dernier film de Wes Anderson? nan? si?

Et bien il y est question de souvenirs, d’amitié, d’intrigues, sentimentales et sexuelles, d’intégration… le tout habillé par les couleurs flamboyantes du souvenir : des costumes violets aux bas rouges, un hotel rose tout en haut des cimes enneigées de Zubrowska, des peaux orangées, comme la mémoire de ce jeune apprenti Lobby Boy, une tâche lit de vin sur une peau diaphane, presque bleutée. chaque plan est millimétré, chaque mouvement chorégraphié, comme une mécanique poétique.

Et puis, il y a ce parfum, l’Air de Panache, qui existe grâce à Nose et Mark Buxton. je me rappelle très bien il y a quelques mois, Nicolas était hyper fier :

“allo Mai, tu peux garder un secret?

-indeed

-on a gagné!!!!

- qué?!

- on va faire le parfum du prochain Wes Anderson qui a choisi notre création… ça va être la gââââre (entendre la “guerre”)(canadian style)

le fait qu’il ne soit pas commercialisé le rend en même temps irréel. gratuit. fantaisiste. précieux. tellement désirable. il porte bien son nom celui là!

j’espère que l’itw vous a plu. et vous propose un concours extra-ordinaire car Nicolas m’a offert 2 parfums pour vous. juste à titre indicatif, les Pays Bas tout entier n’en recevront que 8!!!! hahaha. j’en voulais 2 et pas 1 (et pas 0) parce que je veux être sûre qu’au moins une personne en province puisse sentir ce parfum fabuleux. les parisiens pourront passer chez Nose, au Royal Monceau, chez David Mallett ou encore à l’hotel Raphaël. ou bien sûr tenter leur chance ici même.

la règle est simple : votre mémoire a quelle couleur?

> laissez moi votre réponse en com avec la ville dont vous êtes originaire

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clôture le 6 mars a minuit et on choisira au hasard!!!

bonne chance!!!! xoxo

ps : merci à Nicolas car cette itw vidéo est et restera une exclusivité, de même que les droits à l’utilisation de la BO pour la vidéo. big up à la Twentieth Century Fox!!! naaan? siii!

les princesses tristes de Val Garland pour Giambattista Valli

lors de la précédente fashion week, MAC m’a laissée filmer la makeup artist Val Garland en pleine préparation pour le défilé de Giambattista Valli. j’ai adoré la douceur de cette femme. sa manière d’aborder la mise en beauté pour la mode, avec cette sorte d’ambivalence doux-amer. la beauté a tant de visages. j’ai voulu aussi sortir des vidéos bachotage si efficace, pleine de wouahou effects, de flash et de glam. les mannequins arrivaient en retard et au compte gouttes en toute, à moitié au bout du rouleau. certaines étaient totalement épuisée. quel drôle de métier…

j’espère que cela vous a plus. j’ai depuis reçu la fameuse palette et ne vais pas tarder à m’en servir, pas pour me fatiguer d’avantage le visage mais pour retravailler ces couleurs thé toutes embrumées et si inspirantes. affaire à suivre…

My Wink to Erika F.

Comment ça va bien la compagnie? merci pour tous vos commentaires sur le dernier post. ça remue, ça remue. je vous propose donc d’arrêter deux minutes de chialer en parlant de choses beaucoup sérieuses; GENRE LE MAKEUP.

Car vous le savez, je suis en train de tout repenser avec ma blondeur madonesque. la première chose c’est que ce ton sur ton a changé mon approche du teint. j’ai besoin de plus d’unification et de lumière. Face Fabric, du moins dans la teinte que j’utilisais ne fonctionne pas aussi bien. finalement, on regarde le teint au niveau des carnations seules, mais faudrait le considérer dans un tout beaucoup plus large! bref, je viens de trouver un anti-cernes fabuleux de chez Bobbi Brown, qui s’appelle le Brightener. allez l’essayer, car je le trouve dingue de couvrance ET de naturel. Secondo, les couleurs, que j’ai envie de travailler par capillarité. des choses douces, organiques. très peu de couleurs à vrai dire. j’ai remplacé les khôls noirs par des gris, les blushs flash par des roses doux. etc. j’accentue d’avantage mon regard, moins ma bouche. les contrastes, car il en faut (me suis pas transformée en belle des champs hein) viennent plus de clair obscur que d’accents colorés.

samedi soir en partant pour la Mona, définitivement ma soirée préférée sur Paname, je me suis “habillée” avec Erika F. ce fard mythique de chez Lancôme. comme vous le voyez, j’ai joué une carte semi graphique (hahahah), la forme du fard, est quasi rectangulaire. comme 2 sparadras déchirés à la main sur les côtés. vous me suivez? après du khôl noir (on part en soirée donc du noir) sur le ras des cils et bien étiré sur les côtés, pour poser d’avantage les rectangles. et puis… c’est tout.

pour la petite histoire, car je pense que nous sommes 2 à la connaitre encore, Erika F. a été lancé il y a 10 ans dans une collection makeup de Fred Farrugia. c’était la dernière collection sur laquelle j’ai bossé avec lui, avant mon départ pour les arts déco. Celle ci, aux tons gris et rouges, avec été dédiée à toute les femmes de sa vie. nom de code “Women”. chaque couleur portait donc le nom d’une de ces femmes. ou plutôt son prénom de la première lettre de son nom de famille. il y avait d’ailleurs un vernis rouge “Mai H.”, qui sentait la fraise tagada.

Naaaan? Siiiii!

Un jour, je donne une formation couleurs aux gens de L’oréal et il y avait la chef de produits yeux de chez Lancôme. je lui demande des nouvelles d’Erika F. qui avait à l’époque fait un carton (c’est la première fois que l’on utilisait ce type de paillettes, les métashines si je me rappelle bien)(une intensité, et un reflet doré à tomber). Elle me dit “bah ça continue!… d’ailleurs, on sait pas qui est cette Erika F., tu ne saurais pas toi?!” je rentre chez moi en repensant au truc car effectivement, je ne me rappelais pas non plus de cette personne. et tout d’un coup, ça me revient. Erika F. bah c’est Fred! Fred-Eric. Eric a donné Erika, et Farrugia le F.

Fred Farrugia, n’est plus chez Lancôme, mais je peux vous assurer que dès que j’en parle là-bas, les gens ont encore des paillettes (peut etre des métashine tiens) plein les yeux. et moi, il m’a tellement appris sur la couleur. je trouve vraiment beau, 10 ans après, qu’il reste encore Erika F. quelque part dans cette marque. quelque part dans mon regard. cette trace gris doré, d’une incroyable beauté.

Amour à vous tous!

53723 by Lisa Roze

 

Je suis une autre. Lisa Roze m’a demandée de poser pour elle. Après Vanessa Paradis, M, hum… HUM!

J’arrive chez elle.
Frederic Barat m’a coiffée tant et si bien que je suis une sorte de Mireille Mathieu de l’espace. Je sais pas exactement ce qu’il lui ai passe par la tête. Mais ça me plait bien. Dariia, la maquilleuse, elle trouve que ma peau boit les couleurs. Rien n’y tient. Mince. Je dois tellement les aimer les couleurs, que je les bois. Me voilà bien. Elle passe beaucoup de temps sur ma bouche, mélange les nuances, matifie, contoure…

 

 

Le grand ciel bleu me fait face sur le petit balcon de Lisa Roze. Y a pas idée d’avoir un si joli nom. Elle photographie “comme un dinosaure”, à l’argentique, en lumière naturelle. elle me dirige avec une main grande ouverte qui voyage devant mon visage pour l’orienter d’une manière ou d’une autre. “regarde loin”

Il fait froid “C’est con à dire, mais les modèles sont toujours plus belles quand il fait froid”. Comme je suis à moitié à poil, mais pas trop con, je enfile l’écharpe que la chic Marie a tricoté de ses mains. Rouge. Spotted #37.

En sortira une série de portraits, et de détails. elle m’a permis de publier ici ses 2 préférés. Merci Lisa Roze. en les recevant, les fichiers portaient un nom, peut être évocateur : 53723. je sais pas pour vous mais là je suis… dans un film.

Tel Aviv : colors from journey 2/2

hey yo! Comme je vous le disais, j’ai eu beaucoup de mal à voir des couleurs au début de mon voyage à Tel Aviv. mon prof de peinture lors d’un voyage de jeunesse avait lui tout peint en noir. j’ai adoré finir par recevoir ces impressions pelées d’ocre blanchi et mauve, et de ce ciel plein de fleurs. c’est qu’avec tous ces débats, j’ai mis du temps à me remettre dans l’exploitation des rushs ramenés de ce voyage. Et j’avoue que Sébastien m’a une fois de plus transportée avec ce montage. Merci à Laurence qui m’a envoyé un très beau message et cette musique, BO du sublime PINA de Wim Wenders que j’ai aimé passionnément et qu’elle m’a fait redécouvrir.

C’est un jour très spécial pour moi aujourd’hui. me posez pas de questions. et envoyez moi plein de bisous!

Merci!

Jun Miyake : Lillies of the Valley

Rose, la popoche en moumoute

Rose sur gris, tout est permis… Merci Tommy Ton.

AHhhh, je rentre à peine de nyc, que me voilà sur le feu. le FIRE (dit “faiyeueueu’ avec les dents en avant, le nez retroussé et la bouche qui reste grande ouverte) depuis que j’ai vu cet objet miraculeux. mais voilà, depuis quelques semaines avec Lise, de tendances de mode, nous recherchons désespérément cette pochette malabo-barbe-à-popo, sans grand résultat : nous avons juste trouvé la marque, Hache. bref, nous aussi, on veut notre petit rose entre les bras.

dans les cheveux, sur les pieds, en grands manteaux, en homme… tout le monde en parle de ce petit rose, et avec beaucoup de grâce, mais… après tout, je m’en fous. je veux juste le mien!

d’ailleurs, je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais nous avons une très jolie histoire tous ensemble, vous et moi et ce rose, vous vous rappelez? on ne peut nier le côté régressif de la chose, mais travaillé de manière un peu monumentale, majestueuse, étrange, ce rose, ça devient un cadeau du ciel.

c’est comme une irruption pop et manga-esque. un air-bag qui n’aurait jamais du exploser, mais qui malgré tout nous impose sa présence douce et drôle et sensuelle et tout ça! j’avoue qu’en vieillissant, j’ai de moins en moins de désir pour les fringues, (et je n’en ai pour ainsi dire jamais eu pour les objets); et là, j’adore adorer cet objet à ce point.

donc bah… comme Lise et moi n’arrivons pas à trouver ledit objet de nos désirs, je déclare LA CHASSE OUVERTE :

$$$$ WANTED LA POPOCHE EN MOUMOUTE ROSE $$$$

Comment ça je suis folle? j’ai juste la bouche encore grande ouverte c’est tout! hahahaah! donc, la première qui me la ramène (vous m’en prendrez 2 d’ailleurs, Lise n’est pas au courant mais elle sera contente) et je la couvre de crème, de couleurs et de parfums! voilà. (=voilà comment on détourne sa communauté à des fins purement personnelles). en attendant vos résultats, je vous laisse avec d’avantage de poésie et moins d’hystérie avec cette dernière campagne Kenzo (vu hier à l’aéroport)(y a pas de hasard), cloudBusting.

my Gold Fingers

 

Mei san, j’aimerais que cela fasse comme si j’avais trempé le bout de mes doigts dans un bocal rempli de trésors dorés!” (tout ça en anglish, bien sûr).

“OKAY!”

 

 

Mei m’a alors sorti sa base de gel transparent, ses dizaines de boîtes à paillettes (il y en avait au moins 30 différentes), ses strass et “formes” métalliques. des petits cercles, des points, des carrés, des “donuts” (vous voyez sur l’annulaire?)… il est dingue ce résultat, non? j’adore! notamment le contraste entre l’or bling bling et la base totalement transparente (je vous en avais déjà parlé ici)

 

 

je me suis dit : on peut inventer tellement de choses pour les ongles. vais aller démarcher swarovski tiens! en fait, il n’y rien d’étonnant à ce que le nail art se développe tant ces dernières années. c’est le seul maquillage que l’on peut s’appliquer sans trop de contraintes légales (on pourra jamais autoriser le donut sur les yeux, ah ça c’est sûr) ET que l’on peut voir n’importe où, n’importe quand dans sa journée. contrairement au visage. quand on le regarde en journée c’est pour checker. c’est du contrôle. alors que les ongles, c’est vraiment un petit plaisir. furtif, mais véritable.

je vous laisse avec une mini vidéo prise sur place.

 

plein de bisous

Long and Orange (my nails)

 

Hey yo! personne ne semble s’en plaindre… mais franchement c’est pas possible de tomber sur un blog beauté qui parle aussi peu de cosmétiques! hahaha. Cela dit, je vais vous parler de mode, car personne n’a pu passer à côté de la dernière campagne Céline avec ses ongles maxi maxi longs. Comme Géraldine, ça m’a un peu perturbée, puis amusée, puis hypnotisée. “Ah ouais, on peut encore oser ce truc de vieille bourge?!”. mais à pointer la vielle bourge, ne serait-ce en fait pas moi la super réac?! J’adore me sentir tout à coup un peu conservatrice, me faire bousculer. un peu. car alors, je me dis que je peux aller plus loin. ou plutôt, que je peux aller ailleurs.

 

 

J’aime aussi l’idée, c’est tellement rare, que la beauté propose des attitudes très mode. il y a d’ailleurs une campagne Converse que je trouve très intéressante de ce point de vue (ici). Pour revenir sur nos ongles, car c’est vraiment très important, Géraldine encore une fois le dit très bien, plus besoin de s’acheter le sac. pour faire “Céline” tu investis dans une manucure et le tour est joué. Alors, sans aller jusqu’à ce niveau de griffitude (PERSONNE NE VOUS OBLIGE A ETRE LITTERALE), j’ai tenté pour la première fois les ongles longs cet été. ie. qui dépassent du oi-d. ça ne m’était jamais arrivé tellement je “pensais” ça méga moche et ringos. De le tenter, de les porter, ça m’a… beaucoup plu!… la couleur est plus grande! pffff, putain ce que c’est basique! je m’enchantais à chaque fois que mes yeux tombaient sur mes mains.

 

(le fond de la piscine, mon spotted #34)

C’est tellement pas compliqué de me rendre heureuse!

Bon et vous alors, longs ou courts? ou rien? ou le sac peut être? hahaha! très belle semaine!

Marimekko : a Heart of Finland

J’adore les visites d’usine. Leur côté mécanique poétique, l’immensité des machines pour imprimer des km de tissus colorés, la répétition, la délicatesse des ouvriers… La découverte d’un monde parallèle. J’ai été transportée par les éditions de marimekko, pour les tissus comme pour les arts de la table (c’est ainsi que j’ai avantageusement remplacé toute ma vaisselle). Les motifs expriment tellement de féminité, de joie, de vie. Beaucoup d’inspirations végétales (d’où le parallèle avec la nature de l’île de Suomenlinna, à 10 minutes en bateau d’Helsinki)(hehehe).

Encore merci à Maarit (dont vous avez vu la nuque subtilement tatouée) qui nous a fait découvrir toute la marque. Elle portait une veste marimekko. Tellement audacieuse, et tellement classe en même temps. il se trouve que le tissus de cette veste avait été designé par Asao Kodama, la jeune japonaise que vous voyez si émue. elle découvrait en même temps sa dernière création sur la chaîne d’impression et a explosé en sanglots. (je vais me spécialiser dans ce type d’émotion moi). je trouve ça très beau qu’il soit inscrit sur chaque rouleau imprimé, le nom de son designer (il en vit un peu partout dans le monde), ainsi que sa date de création (certains tissus sont édités depuis plus le début de la création de marimekko en 1951).

Jusqu’à la fin du voyage, ce fut pour moi le point le plus vibrant de notre visite… Quand tout à coup, nous sommes tombées sur ce chœur de femmes répétant leurs chants folkloriques! Lisa et moi en avions la chair de poule!

Vive les voyages! J’espère que ça vous a plus car on reparlera cette semaine de ce voyage.

très belle semaine à tutti!

Truc-Anh : sous vos applaudissements

émue et hilare je suis, à l’idée que vous puissiez peut être regarder la totalité de cette vidéo, qui raconte tellement mais tellement de choses.

émue et hilare, je suis aussi à l’idée de vous convier au vernissage de Truc Anh, ce samedi à partir de 16h pour sa première expo solo à Paris.

que du noir et blanc cette fois-ci, mais beaucoup de force, d’envie. de perte de repère aussi. Jacquoire en Patrioche, le nom de son expo, se tiendra à la Galerie Sator, passage des gravilliers dans le 3e, du 7 septembre au 12 octobre.

Venez nombreux.

Tous mes baisers

ps : chose promise chose due, voici le fameux tutoriel “faire un dégradé” dont nous parlons dans la vidéo. chacun son level!

EDIT : Merci pour tous vos coms. je n’en reviens pas. le magasin que Truc-Anh a dévalisé s’appelle Marin

Timai x Nailmatic


photos d’Olivia Frémineau

Nailmatic a lancé un concours sur sa Fanpage Facebook pour gagner 100 coffrets de 3 vernis. Vernis que j’ai choisis pour eux. Comme vous le savez, je suis une adoratrice des bleus forts, j’ai donc choisi Cléo, et Doli pour créer une belle harmonie, profonde et contrastée, entre ciel et océan. Mais en même temps, trop d’harmonie et l’on s’ennuie ! Alors pour tonifier ce bel assemblage, j’ai pris le jaune Sowa, à la fois solaire, et zesté. Bleu et Jaune, la base selon Kandinsky. Avec Kim, leur manucure, nous avons mis au point au fil de la pose, un nailart géométrique et minimaliste que voici :


on l’a fait au scotch comme vous le montre Elise dans son beauty portrait. les parties en blanc sont en fait sur ongle nu, car j’en suis devenue fan depuis que j’ai rencontrée l’incroyable Mei à New York.

Allez tenter votre chance ou partez direct les acheter chez l’exception.com ! encore merci à Lilian et Boris pour leur confiance et mille bises à vous tous!

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My Green Monsoon

A heure qu’il est, je suis dans l’avion qui nous ramène du Vietnam. Nous revenons heureux et parfaitement épuisés de notre voyage, tant il fut dense. Cela fait des années que je retourne dans ce pays sans jamais réussir à comprendre ce que je voyais. et cette année pourtant, les verts m’ont sauté aux yeux. hirsutes, invraisemblables, vivaces, merveilleux. mêlés de gris et de bleu, vraiment quelle beauté. J’adore par ailleurs la saison de la mousson qui rend les ciels si vivants. mille climats en une seule journée. la mousson nous balaie, nous lave et nous illumine de sa moiteur si particulière. si noire finalement. J’aime cette saison plus que toute autre.

Après ce premier ciel au dessus de la plage d’An Bang, près de Hoi An, voici quelques trouvailles de mon voyage coloré.

Mauve et vert d’eau sur le pont d’un bateau au large des îles cham

Mousse, noire et blanc au tombeau Tu Duc à Hué

un serpent rose, sur la carrelage et le bitume de la station essence

petite touche pop sur la tête de Léo, why not

yellow and grey flowers with their hint of herbs

Humid brick wall with “vert de gris”, lichen and a baby tree

purple irruption in the botanical garden of Ho Chi Minh City

a princess has found her fuchsia and gold garment

pouring red sky-rooted plants above my eyes

like an arm crossing the river. this root comes from a tree on which my father and his 5 brothers and sister were taken in picture 60 years ago

Various saturations of light turquoise green / grey door. even toilets can thrill me!

Chaud/froid. wet/dry. Painted Mint and Chlorophyll leaves gather harmoniously

aren’t they doing clap clap?! opened like funny hands

Orange graceful interruption

and now, i’ll do like my grand ma and have a rest.

oui c’est comme ça, j’ai sauté du français à l’anglais. j’espère vous avoir fait voyager.

mille baisers

 

Apricot

Avec Christophe Robin et Maxime, on s’est dit que ce serait bien de profiter de ma blondeur “naissante” pour tenter d’autres aventures. Je leur laisse donc carte blanche. D’un point de vue tactique, Maxime a opté pour une première coloration très… chaude. il m’a expliqué que la trace qu’il en resterait permettrait de donner plus de luminosité aux couleurs à venir. y compris les roses. les bleus. etc. etc. j’aime tellement l’idée de changer de tête régulièrement ET de me faire masser ainsi! hiiiiiyouyoyuyouyouille! un très grand merci! J’eudore cette première tentative abricot. ça vous plait? xoxo

Denaun Porter : God Laughs