Couleurs

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hay yes! merci pour tous vos messages hier, ça fait chaud, chaud, chaud et je crois qu’on est parti pour une très belle nouvelle année. j’ai tellement d’envies vous pouvez pas savoir! (faut que je me trouve une stagiaire d’ailleurs… ça devient very important!)(à bon entendeur)(faîtes tournez svp).
alors, cette semaine, comme c’est un peu spécial, on va se faire plaiz, plaiz, plaiz! je vais tout répéter 3 fois tiens… tiens, tiens!
ha ha ha!
figurez vous que tous mes spotted, vous savez mes bouts de ciel, de fleur, de pierre, de pull, tous ces bouts de couleurs qui arrivent en grand sur votre écran quand vous venez ici et qui ensuite se mettent sur la tagline “shall we beauty”, eh bien, depuis le début, je les ai gardées dans un coin secret de mon ordi. 3 ans… c’est le moment de les sortir et de voir un peu!

 

Alors factuellement, c’est plutôt très coloré. vous en conviendrez. mais en même temps, j’ai fait exprès car je voulais des couleurs qui pètent pour votre arrivée ici et il fallait aussi que ça reste lisible pour la tag line. je ne pouvais pas prendre des couleurs trop claires au risque de les voir disparaitre sur la fond blanc. alors, je constate que j’ai de petites obsessions : les beaux rouges, les beaux ciels, les émeraudes, les turquoises, les roses. suis très violette dites donc! ni très foncée. okay!

alors… so what?! que peut on faire de toutes ces couleurs? pour moi c’est toujours un point de départ. après on peut s’amuser. comme ça :

 

ou comme ça :

 

et bien évidemment… on peut imaginer des palettes, en duo, trio, quatuor… 5 couleurs ;p

 

 

etc etc etc. AYE! vous savez tout de comment transformer un blog en gros tetris mon boulot maintenant. c’est comme ça, je rencontre mes couleurs, ensuite, ça décante, puis, je les retrouve et les assemble. ça peut faire des murs de crèches, des rouges à lèvres, des flacons, des papiers, des typos, des palettes makeup… ça vous plait? plait? plait?!

mille bises

 

 

Le Blanc : entrée dans la matière

Ola Chicas!

Ca va comme vous voulez? encore merci pour vos commentaires sur la Havane, merci!

alors, voici sans transition mon 4e post sur le blanc! ouais! à vrai dire, c’est la couleur qui, formellement et conceptuellement mute le plus en ce moment. Elle m’inspire énormément de nouvelles idées et je la porte sans cesse. C’est aussi avec elle, que s’écrit une nouvelle page de ma vie de bloggeuse.

non plus toute seule, mais au sein d’un collectif : Les Particules Complémentaires, #LPC. nous sommes 9 pour constituer le premier girlband de bloggeuses parisiennes QUI NE CHANTE PAS DU TOUT. hahaha. il s’agit tout simplement d’un regroupement de nanas, plutôt dans la mode, la beauté et le lifestyle, avec des affinités, des différences, des divergences, et dont le but est de faire émerger de nouvelles manières de faire, de nouvelles idées. Donc on lance notre projet aujourd’hui, avec un joli site à la clé pour faire circuler tout ça. vous pourrez y trouver chacun de nos univers, nos collaborations. et la page blanche de chacune, puisqu’on a toutes écrit quelque chose sur le blanc aujourd’hui. pour bien entrer dans la matière!

bon alors, à moi de bosser maintenant! suis la seule colorDesigner du LPC en plus! donc LE BLANC! on s’était un peu arrêté sur cette histoire de virginité, de pâleurd’amour, alors j’aimerais justement qu’on entre maintenant dans la matière. le blanc, je vous l’avais dit, c’est comme une promesse; la page avant qu’elle ne se noircisse, avant que la note fasse résonner sa musique. si je vais plus loin, avant le blanc, il n’y a rien. DE RIEN. donc le blanc, c’est la pureté de la page, la virginité des idées mais c’est aussi de manière plus prosaïque, la blancheur du papier en tant que matière. Donc, avant le blanc, il n’y a même plus cette matière, vous me suivez? il y a… ce qu’il y a sous la matière, derrière. il y a la peau, la lumière qui transperce le tissu, l’espace poétique et sensuel qui t’amène à autre chose. c’est pour cela que Rei Kawakubo dans sa collection White Drama parlait de couleur de passage (pour elle, la naissance, le mariage, le veuvage et la mort). une essence qui ne se montre pas.

ça me rappelle d’ailleurs ce que Anne Varichon disait quand elle parlait du lait ou du sperme : substances blanches, nourricières, essentielles, mais n’ayant pas besoin d’être vu pour remplir sa fonction (contrairement au rouge).

Alors, on voit énormément de blanc en ce moment. Rei a fait des petits (tout arrive). sculptural, onirique, le blanc nous raconte de nouvelles histoires. Avec un grand retour de la porcelaine notamment. il semble que l’on veuille, à l’opposé du noir, retrouver une essence douce aux choses. je pense aussi à Christophe Robin qui me disait adorer le blond, car lumineux et proposant plus de contrastes. je m’explique : les ombres d’une chevelure blonde, sont souvent noires. alors que les lumières d’une chevelure brune sont rarement blanches. le spectre proposé avec les teintes claires est donc plus large, allant du très très claire, au très très sombre. et c’est là que je reviens à la matière. là où le noir tend à annuler, à aplatir, le blanc, est certainement, la couleur qui le mieux valorise la matière. avec lui, les modelés sont exacerbés, la matière se rend visible dans ses moindres détails. ça donne envie de se rapprocher, de toucher, de caresser, de comprendre. et si l’on devient plus blanc, que blanc, que l’on arrive au trou, alors le blanc nous fait passer dans l’absence de matière, dans sa fragilité. le blanc c’est donc la porte entre le rien et le tout. et la boucle est bouclée.

et c’est là que c’est beau. non?

alors je vous vois venir “mais Mai, pfff ON S’EN CARRE! ce qu’on veut savoir, c’est si tu portes VRAIMENT ce pantalon blanc ajouré de partout?!” et ma réponse est OUI. on n’oublie pas que mon fantasme ultime est de sortir en body! je le porte soit avec ce t-shirt par dessus, soit même parfois rentré dans une grande culotte noire façon 50′s. j’hallucine d’ailleurs de voir si peu de réactions de type “non mais oh, tu me remballes tout ça, TOUT DE SUITE!” nan, ça le fait grave! je dirais même que c’est moins coquin que le tshirt dehors car dans ce cas, à chaque mouvement, on se demande si j’ai une culotte ou pas (/si je me suis épilée ou pas). tout ça tout ça.

le blanc ou l’art de montrer le vide! de dévoiler en s’habillant. le blanc, substantiel et sensuel.

… Cheers!

 

Retrouvez le blanc selon les potes du #LPC :

le blanc de Géraldine Dormoy Café Mode

le blanc de Lili Barbery Coulon Ma Récréation

le blanc de Lisa Gachet Make My Lemonade

le blanc d’Olivia da Costa Please! Magazine

le blanc de Mathilde Toulot Shooooes

le blanc de Coco Tendances de Mode

le blanc de Virginie Dhello VeePost

le blanc de Domino Lattès de What Domino Wants

 

Nails Beat for Sephora

 

HEY YOOOOOOO! voici une vidéo réalisée pour Séphora. je me disais que c’était de bonnes vibes à vous envoyer pour l’ouverture de l’été….
bravo à Sophie A. pour le Nail Art, à Jade et Elina pour leurs mains sublimes et à mon musicien préféré, Manu Amstrong pour la musique!

j’espère vous avoir fait danser avec mes couleurs!

très beau weekend à vous depuis CPH! `
YEEEEHHHHHHHAAAAAAAAAA!

L’amour est-il bleu?

Yves Klein, le saut dans le vide

“Maman, l’amour, c’est bleu l’amour?” Léo et ses questions merveilleuses…
Mon fils chéri, je n’ai pas réussi à te répondre sur le coup. Alors plus tard, tu liras ces quelques lignes. Elles sont pour toi. Elles sont pour toi. Aussi. Elles sont pour vous. Bien sur.

Si l’on revient à ce que dit Klein, le bleu lui fait penser à des choses infinies. La mer, le ciel… Alors, par extension il en fait la couleur de notre sensibilité. Il dit que nous envoyons des hommes sur la lune, conquérir l’infini de l’univers mais que nous oublions toujours de conquérir cet espace intérieur. Ce qu’on a dans le ventre, dans le cœur. Et si nous partions conquérir notre sensibilité?! cet autre infini, qui est en nous?
Klein nous place devant ses monochromes. Il dit “je vois les traits de pinceaux comme autant de barreaux de prison.” Ces monochromes comme surface de libération, sont plus hauts qu’un homme et plus larges que ses bras ouverts pour que chacun puisse à partir d’une surface fermée faire l’expérience d’un infini. tu me suis? Son fameux bleu, le IKB, International Klein Blue est un bleu outremer qu’il a réussi a agglomérer sans trace de médium. Car d’habitude si tu mélanges ce bleu à n’importe quel médium, il perd automatiquement sa superbe. Il se jaunit à l’huile, se blanchit à la gouache, se fonce à l’eau, comme un cailloux que l’on mouille.
Entre le rien et le sublime, il n’y a qu’un pas. Notre regard. Notre envie. tu verras, toi aussi tu seras happé, hypnotisé. Electrisé.
Alors l’amour oui, en ce sens Léo, ça peut être bleu.

Et puis tu sais, le bleu c’est aussi la couleur de la déprime, des états d’âme “damn, i’m feeling Blue”, c’est la couleur de la trouille. Ce puit sans fond que l’on fait mine de ne pas voir. que l’on occulte. Sans même s’en rendre compte.
Encore une fois, ça colle pas mal.

Kandinsky lui, c’est le premier a avoir étudié la sensorialité des couleurs, ce qui, au delà des symbolismes particuliers à chaque culture, peut être partagé universellement, factuellement par chacun. Donc si on se met devant un grand mur bleu, ou devant un Klein, ce qu’on sentira c’est un dynamisme exacerbé, avec un double mouvement, qui part au loin et en même temps rentre en lui même (le jaune au contraire va rayonner et venir t’ attraper l’œil). Alors il y a quelque chose de contemplatif, quelque chose qui nous emmène, nous emporte, peut faire peur aussi. Encore. Oui l’amour serait encore bleu mon garçon.

Et puis enfin, le bleu c’est la couleur de khrishna et de l’érotisme en Inde. C’est un bleu profond mais presque fluo. Hyper excitant. Cette valeur énergétique est reprise en chromathérapie et en hypnose. C’est une couleur énergisante, ressourçante, qui te rend invincible, crée un bouclier de confiance, comme une brume épaisse faite d’infinie gouttelettes bleues. Douces et bienveillantes.

L’amour, c’est bleu?
Le bleu c’est tout ça en tout cas. Et le Klein, j’en fais mon spotted #39. allez zouh!

Alors en plus de l’Amour est Bleu de Vicky Leandros, que je trouve un peu pourri (on t’apprend n’importe quoi à l’école), tu iras écouter la chanson de Toyface, Flight, que j’ai mise sur une vidéo avec ta sœur au printemps. Car je viens de m’en rendre compte, elle commence comme ça : Let’s fly // Terrify // Over this bewildring sea… toi aussi mon garçon, je te souhaite un jour de voler aux dessus des mers. d’avoir peur mais d’y aller tout de même.

Que vive le bleu. Et un océan d’amour pour tous.

Chromatic Think

C’est la classe internationale sur l’hexagone, car me voici citée dans plein d’articles portant sur la couleur. #superfierté!

Merci encore à Lili Barbery Coulon du M, le Monde, Charlène Favry de l’Obsession et Sabine Maida de Grazia, pour leurs itw. ça me plait tellement de pouvoir réfléchir sur les tendances ou même plus largement sur des sujets de société en rapport avec la couleur. MERCI!

Outre mon intervention, je vous invite à courrir chercher le dernier M, le Monde avec un supplément beauté de toute beauté!

d’ici là, un peu de lecture donc. je n’ai pas trouvé celui du grazia, mais voici les 2 autres articles, plus celui que vous me réclamiez sur parole de mamans :

L’argument du Pigment de Lili Barbery Coulon

Fièvre Rose de Charlène Favry

Superbytimai dans Parole de Mamans

C’est l’occasion pour moi de tourner une page, avec une nouvelle couleur, le bleu du printemps parisien, clair et en même temps profond, énergisant, et que j’ai retrouvé dans les maquillages d’une makeup artiste incroyablement inspirante, Isamaya fFrench (on en reparle très très vite). bienvenue à mon spotted #38.

et mille bises à vous!

 

Nicolas + Mark = l’Air de Panache pour le Grand Budapest Hotel

Avez-vous vu le dernier film de Wes Anderson? nan? si?

Et bien il y est question de souvenirs, d’amitié, d’intrigues, sentimentales et sexuelles, d’intégration… le tout habillé par les couleurs flamboyantes du souvenir : des costumes violets aux bas rouges, un hotel rose tout en haut des cimes enneigées de Zubrowska, des peaux orangées, comme la mémoire de ce jeune apprenti Lobby Boy, une tâche lit de vin sur une peau diaphane, presque bleutée. chaque plan est millimétré, chaque mouvement chorégraphié, comme une mécanique poétique.

Et puis, il y a ce parfum, l’Air de Panache, qui existe grâce à Nose et Mark Buxton. je me rappelle très bien il y a quelques mois, Nicolas était hyper fier :

“allo Mai, tu peux garder un secret?

-indeed

-on a gagné!!!!

- qué?!

- on va faire le parfum du prochain Wes Anderson qui a choisi notre création… ça va être la gââââre (entendre la “guerre”)(canadian style)

le fait qu’il ne soit pas commercialisé le rend en même temps irréel. gratuit. fantaisiste. précieux. tellement désirable. il porte bien son nom celui là!

j’espère que l’itw vous a plu. et vous propose un concours extra-ordinaire car Nicolas m’a offert 2 parfums pour vous. juste à titre indicatif, les Pays Bas tout entier n’en recevront que 8!!!! hahaha. j’en voulais 2 et pas 1 (et pas 0) parce que je veux être sûre qu’au moins une personne en province puisse sentir ce parfum fabuleux. les parisiens pourront passer chez Nose, au Royal Monceau, chez David Mallett ou encore à l’hotel Raphaël. ou bien sûr tenter leur chance ici même.

la règle est simple : votre mémoire a quelle couleur?

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clôture le 6 mars a minuit et on choisira au hasard!!!

bonne chance!!!! xoxo

ps : merci à Nicolas car cette itw vidéo est et restera une exclusivité, de même que les droits à l’utilisation de la BO pour la vidéo. big up à la Twentieth Century Fox!!! naaan? siii!

The Grand Budapest Hotel – Original Soundtrack

les princesses tristes de Val Garland pour Giambattista Valli

lors de la précédente fashion week, MAC m’a laissée filmer la makeup artist Val Garland en pleine préparation pour le défilé de Giambattista Valli. j’ai adoré la douceur de cette femme. sa manière d’aborder la mise en beauté pour la mode, avec cette sorte d’ambivalence doux-amer. la beauté a tant de visages. j’ai voulu aussi sortir des vidéos bachotage si efficace, pleine de wouahou effects, de flash et de glam. les mannequins arrivaient en retard et au compte gouttes en toute, à moitié au bout du rouleau. certaines étaient totalement épuisée. quel drôle de métier…

j’espère que cela vous a plus. j’ai depuis reçu la fameuse palette et ne vais pas tarder à m’en servir, pas pour me fatiguer d’avantage le visage mais pour retravailler ces couleurs thé toutes embrumées et si inspirantes. affaire à suivre…

 

Samaris – Góða Tungl

My Wink to Erika F.

Comment ça va bien la compagnie? merci pour tous vos commentaires sur le dernier post. ça remue, ça remue. je vous propose donc d’arrêter deux minutes de chialer en parlant de choses beaucoup sérieuses; GENRE LE MAKEUP.

Car vous le savez, je suis en train de tout repenser avec ma blondeur madonesque. la première chose c’est que ce ton sur ton a changé mon approche du teint. j’ai besoin de plus d’unification et de lumière. Face Fabric, du moins dans la teinte que j’utilisais ne fonctionne pas aussi bien. finalement, on regarde le teint au niveau des carnations seules, mais faudrait le considérer dans un tout beaucoup plus large! bref, je viens de trouver un anti-cernes fabuleux de chez Bobbi Brown, qui s’appelle le Brightener. allez l’essayer, car je le trouve dingue de couvrance ET de naturel. Secondo, les couleurs, que j’ai envie de travailler par capillarité. des choses douces, organiques. très peu de couleurs à vrai dire. j’ai remplacé les khôls noirs par des gris, les blushs flash par des roses doux. etc. j’accentue d’avantage mon regard, moins ma bouche. les contrastes, car il en faut (me suis pas transformée en belle des champs hein) viennent plus de clair obscur que d’accents colorés.

samedi soir en partant pour la Mona, définitivement ma soirée préférée sur Paname, je me suis “habillée” avec Erika F. ce fard mythique de chez Lancôme. comme vous le voyez, j’ai joué une carte semi graphique (hahahah), la forme du fard, est quasi rectangulaire. comme 2 sparadras déchirés à la main sur les côtés. vous me suivez? après du khôl noir (on part en soirée donc du noir) sur le ras des cils et bien étiré sur les côtés, pour poser d’avantage les rectangles. et puis… c’est tout.

pour la petite histoire, car je pense que nous sommes 2 à la connaitre encore, Erika F. a été lancé il y a 10 ans dans une collection makeup de Fred Farrugia. c’était la dernière collection sur laquelle j’ai bossé avec lui, avant mon départ pour les arts déco. Celle ci, aux tons gris et rouges, avec été dédiée à toute les femmes de sa vie. nom de code “Women”. chaque couleur portait donc le nom d’une de ces femmes. ou plutôt son prénom de la première lettre de son nom de famille. il y avait d’ailleurs un vernis rouge “Mai H.”, qui sentait la fraise tagada.

Naaaan? Siiiii!

Un jour, je donne une formation couleurs aux gens de L’oréal et il y avait la chef de produits yeux de chez Lancôme. je lui demande des nouvelles d’Erika F. qui avait à l’époque fait un carton (c’est la première fois que l’on utilisait ce type de paillettes, les métashines si je me rappelle bien)(une intensité, et un reflet doré à tomber). Elle me dit “bah ça continue!… d’ailleurs, on sait pas qui est cette Erika F., tu ne saurais pas toi?!” je rentre chez moi en repensant au truc car effectivement, je ne me rappelais pas non plus de cette personne. et tout d’un coup, ça me revient. Erika F. bah c’est Fred! Fred-Eric. Eric a donné Erika, et Farrugia le F.

Fred Farrugia, n’est plus chez Lancôme, mais je peux vous assurer que dès que j’en parle là-bas, les gens ont encore des paillettes (peut etre des métashine tiens) plein les yeux. et moi, il m’a tellement appris sur la couleur. je trouve vraiment beau, 10 ans après, qu’il reste encore Erika F. quelque part dans cette marque. quelque part dans mon regard. cette trace gris doré, d’une incroyable beauté.

Amour à vous tous!

53723 by Lisa Roze

 

Je suis une autre. Lisa Roze m’a demandée de poser pour elle. Après Vanessa Paradis, M, hum… HUM!

J’arrive chez elle.
Frederic Barat m’a coiffée tant et si bien que je suis une sorte de Mireille Mathieu de l’espace. Je sais pas exactement ce qu’il lui ai passe par la tête. Mais ça me plait bien. Dariia, la maquilleuse, elle trouve que ma peau boit les couleurs. Rien n’y tient. Mince. Je dois tellement les aimer les couleurs, que je les bois. Me voilà bien. Elle passe beaucoup de temps sur ma bouche, mélange les nuances, matifie, contoure…

 

 

Le grand ciel bleu me fait face sur le petit balcon de Lisa Roze. Y a pas idée d’avoir un si joli nom. Elle photographie “comme un dinosaure”, à l’argentique, en lumière naturelle. elle me dirige avec une main grande ouverte qui voyage devant mon visage pour l’orienter d’une manière ou d’une autre. “regarde loin”

Il fait froid “C’est con à dire, mais les modèles sont toujours plus belles quand il fait froid”. Comme je suis à moitié à poil, mais pas trop con, je enfile l’écharpe que la chic Marie a tricoté de ses mains. Rouge. Spotted #37.

En sortira une série de portraits, et de détails. elle m’a permis de publier ici ses 2 préférés. Merci Lisa Roze. en les recevant, les fichiers portaient un nom, peut être évocateur : 53723. je sais pas pour vous mais là je suis… dans un film.

Tel Aviv : colors from journey 2/2

hey yo! Comme je vous le disais, j’ai eu beaucoup de mal à voir des couleurs au début de mon voyage à Tel Aviv. mon prof de peinture lors d’un voyage de jeunesse avait lui tout peint en noir. j’ai adoré finir par recevoir ces impressions pelées d’ocre blanchi et mauve, et de ce ciel plein de fleurs. c’est qu’avec tous ces débats, j’ai mis du temps à me remettre dans l’exploitation des rushs ramenés de ce voyage. Et j’avoue que Sébastien m’a une fois de plus transportée avec ce montage. Merci à Laurence qui m’a envoyé un très beau message et cette musique, BO du sublime PINA de Wim Wenders que j’ai aimé passionnément et qu’elle m’a fait redécouvrir.

C’est un jour très spécial pour moi aujourd’hui. me posez pas de questions. et envoyez moi plein de bisous!

Merci!

Jun Miyake : Lillies of the Valley

Rose, la popoche en moumoute

Rose sur gris, tout est permis… Merci Tommy Ton.

AHhhh, je rentre à peine de nyc, que me voilà sur le feu. le FIRE (dit “faiyeueueu’ avec les dents en avant, le nez retroussé et la bouche qui reste grande ouverte) depuis que j’ai vu cet objet miraculeux. mais voilà, depuis quelques semaines avec Lise, de tendances de mode, nous recherchons désespérément cette pochette malabo-barbe-à-popo, sans grand résultat : nous avons juste trouvé la marque, Hache. bref, nous aussi, on veut notre petit rose entre les bras.

dans les cheveux, sur les pieds, en grands manteaux, en homme… tout le monde en parle de ce petit rose, et avec beaucoup de grâce, mais… après tout, je m’en fous. je veux juste le mien!

d’ailleurs, je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais nous avons une très jolie histoire tous ensemble, vous et moi et ce rose, vous vous rappelez? on ne peut nier le côté régressif de la chose, mais travaillé de manière un peu monumentale, majestueuse, étrange, ce rose, ça devient un cadeau du ciel.

c’est comme une irruption pop et manga-esque. un air-bag qui n’aurait jamais du exploser, mais qui malgré tout nous impose sa présence douce et drôle et sensuelle et tout ça! j’avoue qu’en vieillissant, j’ai de moins en moins de désir pour les fringues, (et je n’en ai pour ainsi dire jamais eu pour les objets); et là, j’adore adorer cet objet à ce point.

donc bah… comme Lise et moi n’arrivons pas à trouver ledit objet de nos désirs, je déclare LA CHASSE OUVERTE :

$$$$ WANTED LA POPOCHE EN MOUMOUTE ROSE $$$$

Comment ça je suis folle? j’ai juste la bouche encore grande ouverte c’est tout! hahahaah! donc, la première qui me la ramène (vous m’en prendrez 2 d’ailleurs, Lise n’est pas au courant mais elle sera contente) et je la couvre de crème, de couleurs et de parfums! voilà. (=voilà comment on détourne sa communauté à des fins purement personnelles). en attendant vos résultats, je vous laisse avec d’avantage de poésie et moins d’hystérie avec cette dernière campagne Kenzo (vu hier à l’aéroport)(y a pas de hasard), cloudBusting.

my Gold Fingers

 

Mei san, j’aimerais que cela fasse comme si j’avais trempé le bout de mes doigts dans un bocal rempli de trésors dorés!” (tout ça en anglish, bien sûr).

“OKAY!”

 

 

Mei m’a alors sorti sa base de gel transparent, ses dizaines de boîtes à paillettes (il y en avait au moins 30 différentes), ses strass et “formes” métalliques. des petits cercles, des points, des carrés, des “donuts” (vous voyez sur l’annulaire?)… il est dingue ce résultat, non? j’adore! notamment le contraste entre l’or bling bling et la base totalement transparente (je vous en avais déjà parlé ici)

 

 

je me suis dit : on peut inventer tellement de choses pour les ongles. vais aller démarcher swarovski tiens! en fait, il n’y rien d’étonnant à ce que le nail art se développe tant ces dernières années. c’est le seul maquillage que l’on peut s’appliquer sans trop de contraintes légales (on pourra jamais autoriser le donut sur les yeux, ah ça c’est sûr) ET que l’on peut voir n’importe où, n’importe quand dans sa journée. contrairement au visage. quand on le regarde en journée c’est pour checker. c’est du contrôle. alors que les ongles, c’est vraiment un petit plaisir. furtif, mais véritable.

je vous laisse avec une mini vidéo prise sur place.

 

plein de bisous

Long and Orange (my nails)

 

Hey yo! personne ne semble s’en plaindre… mais franchement c’est pas possible de tomber sur un blog beauté qui parle aussi peu de cosmétiques! hahaha. Cela dit, je vais vous parler de mode, car personne n’a pu passer à côté de la dernière campagne Céline avec ses ongles maxi maxi longs. Comme Géraldine, ça m’a un peu perturbée, puis amusée, puis hypnotisée. “Ah ouais, on peut encore oser ce truc de vieille bourge?!”. mais à pointer la vielle bourge, ne serait-ce en fait pas moi la super réac?! J’adore me sentir tout à coup un peu conservatrice, me faire bousculer. un peu. car alors, je me dis que je peux aller plus loin. ou plutôt, que je peux aller ailleurs.

 

 

J’aime aussi l’idée, c’est tellement rare, que la beauté propose des attitudes très mode. il y a d’ailleurs une campagne Converse que je trouve très intéressante de ce point de vue (ici). Pour revenir sur nos ongles, car c’est vraiment très important, Géraldine encore une fois le dit très bien, plus besoin de s’acheter le sac. pour faire “Céline” tu investis dans une manucure et le tour est joué. Alors, sans aller jusqu’à ce niveau de griffitude (PERSONNE NE VOUS OBLIGE A ETRE LITTERALE), j’ai tenté pour la première fois les ongles longs cet été. ie. qui dépassent du oi-d. ça ne m’était jamais arrivé tellement je “pensais” ça méga moche et ringos. De le tenter, de les porter, ça m’a… beaucoup plu!… la couleur est plus grande! pffff, putain ce que c’est basique! je m’enchantais à chaque fois que mes yeux tombaient sur mes mains.

 

(le fond de la piscine, mon spotted #34)

C’est tellement pas compliqué de me rendre heureuse!

Bon et vous alors, longs ou courts? ou rien? ou le sac peut être? hahaha! très belle semaine!

Marimekko : a Heart of Finland

J’adore les visites d’usine. Leur côté mécanique poétique, l’immensité des machines pour imprimer des km de tissus colorés, la répétition, la délicatesse des ouvriers… La découverte d’un monde parallèle. J’ai été transportée par les éditions de marimekko, pour les tissus comme pour les arts de la table (c’est ainsi que j’ai avantageusement remplacé toute ma vaisselle). Les motifs expriment tellement de féminité, de joie, de vie. Beaucoup d’inspirations végétales (d’où le parallèle avec la nature de l’île de Suomenlinna, à 10 minutes en bateau d’Helsinki)(hehehe).

Encore merci à Maarit (dont vous avez vu la nuque subtilement tatouée) qui nous a fait découvrir toute la marque. Elle portait une veste marimekko. Tellement audacieuse, et tellement classe en même temps. il se trouve que le tissus de cette veste avait été designé par Asao Kodama, la jeune japonaise que vous voyez si émue. elle découvrait en même temps sa dernière création sur la chaîne d’impression et a explosé en sanglots. (je vais me spécialiser dans ce type d’émotion moi). je trouve ça très beau qu’il soit inscrit sur chaque rouleau imprimé, le nom de son designer (il en vit un peu partout dans le monde), ainsi que sa date de création (certains tissus sont édités depuis plus le début de la création de marimekko en 1951).

Jusqu’à la fin du voyage, ce fut pour moi le point le plus vibrant de notre visite… Quand tout à coup, nous sommes tombées sur ce chœur de femmes répétant leurs chants folkloriques! Lisa et moi en avions la chair de poule!

Vive les voyages! J’espère que ça vous a plus car on reparlera cette semaine de ce voyage.

très belle semaine à tutti!

Truc-Anh : sous vos applaudissements

émue et hilare je suis, à l’idée que vous puissiez peut être regarder la totalité de cette vidéo, qui raconte tellement mais tellement de choses.

émue et hilare, je suis aussi à l’idée de vous convier au vernissage de Truc Anh, ce samedi à partir de 16h pour sa première expo solo à Paris.

que du noir et blanc cette fois-ci, mais beaucoup de force, d’envie. de perte de repère aussi. Jacquoire en Patrioche, le nom de son expo, se tiendra à la Galerie Sator, passage des gravilliers dans le 3e, du 7 septembre au 12 octobre.

Venez nombreux.

Tous mes baisers

ps : chose promise chose due, voici le fameux tutoriel “faire un dégradé” dont nous parlons dans la vidéo. chacun son level!

EDIT : Merci pour tous vos coms. je n’en reviens pas. le magasin que Truc-Anh a dévalisé s’appelle Marin