Réaliser pour David Mallett : de la sensualité


Le grooming des Parisiens selon David Mallett… par VOGUEPARIS

encore merci pour toutes votre participations au concours. vous êtes totalement folles. j’ai finalement choisi comme gagnante Pauline pour ce com génial “Ben…. Déjà, que je t’explique, la fille de dos, ben C’EST MOI. J’attendais mes keums ce jour-là. Donc je peux vous dire ce qu’il s’est passé. J’ai rangé Rishi dans ma salle de bain, Etienne dans la cuisine (il s’ennuyait un peu, il a fait un taboulé libanais miam), mister Ramirez dans mon gymnase (j’ai un grand appartement), et les deux autres dans mon salon. So simple.”
hahaha
alors, vous voyez, vous avez une imagination débordante. on avait, notamment avec étienne, étudié pas mal de vos possibilités (sauf, il est vrai, celles de la femme à barbe)(hahaha). et puis finalement, après avoir tout retourné dans tous les sens, c’était le plus simple qui m’inspirait. j’avais envie de quelque chose de très simple, de très universel. ils se retrouvent et s’embrassent. le reste on s’en fout. pour tout vous dire, c’est la première fois que je filme un baiser d’amoureux et c’était absolument génial! et puis Sabrina, cette mega bombe, était aussi la première mannequin que je filmais dans un cadre pro. j’ai mis du temps à rentrer dans le tournage car je la trouvais “trop” belle. après 1h de tournage, lorsqu’elle était près du lit, on a fait une pause. et là elle s’est mise à nous faire une imitation de Nathalia Vodianova dans “Shôlimar”. toutes les scènes où elles tombe dans le lit, et rigole étaient volées à sa pause. je la trouvais drôle et vraiment à tomber. après je n’arrêtais pas de lui dire “arrête de faire ta mannequin, allez, tu attends ton mec et puis c’est tout!”, j’ai jeté tout ce qu’on avait fait avant et le tournage a pu vraiment commencer.

j’espère que cette simplicité vous a plu. oui c’est ça que je voulais au fond, une histoire simple, et de la sensualité. le rêve quoi!
encore bravo à Sabrina et Jon, et merci à David Mallett, qui était là le jour du tournage et m’a donné encore une fois toute sa “kanfionce” (accent australien oblige)

mille bises (encore merci pour tous vos commentaires sur les derniers posts, ça donne des ailes, continuez PLEASE!!!!)

 

Akua Naru – Poetry: How does it feel

20 ans // Lili

Vous connaissez leur visage, mais nous les rencontrons d’une autre manière alors qu’ils étaient autre, à 20 ans. aujourd’hui, c’est ma Lili qui s’y colle. j’ai été très émue en découvrant la pièce jointe qu’elle avait retrouvée et sélectionnée. Ce halo qui dessine le profile de son visage et de sa peau, et qu’elle n’a jamais perdu. Lili est si belle et ne le savait “visiblement” pas à l’époque. qu’en dit-elle? qu’en dîtes vous?

Timai Lili Ma Récréation 20 ans

 

J’ai pile 20 ans sur cette photo. Et pourtant, quand je repense à cet instant dans la grande verrière des Beaux Arts à Paris, j’ai l’impression que j’avais mille ans et que je n’ai cessé de rajeunir depuis. J’étais pleine de doutes, de questions, d’angoisses. Je me sentais lourde au sens propre comme au sens figuré. Je n’avais pas du tout conscience que j’étais jolie. Je me rêvais fatale et j’étais toujours déçue par mon reflet banal dans le miroir. Je redécouvre la douceur pouponne de mon visage à travers cette photo. Elle détonne avec les souvenirs que j’ai gardés de cette époque. Non pas qu’ils aient tous été douloureux. Mais je ne retournerai pour rien au monde à l’intérieur de cette photographie.

 

Cette photo est très particulière parce qu’elle a été prise par un garçon, étudiant en architecture et photographe, qui me trouvait jolie et voulait faire des portraits de moi. Il avait un projet de galeries de portraits et j’étais très flattée qu’il ait envie de me photographier. Je me trouvais si moche que j’ai cru au début qu’il se moquait de moi. Et puis, ce matin-là, il faisait beau et m’a appelée pour me demander si je voulais bien le retrouver aux Beaux Arts parce que la lumière lui semblait idéale. J’étais terrorisée. Je n’avais jamais posé pour personne. On était seuls dans la verrière et au début, je n’ai pas osé le regarder droit dans les yeux. Mais sa bienveillance m’a autorisée à m’installer dans cet instant et oublier l’estime pitoyable que j’avais pour moi. Quand il m’a donné ces bandes de lecture, c’était l’une des premières fois de ma vie que j’aimais ce que je voyais. Du coup, cette série d’images a allumé quelque chose en moi.

 

Je comprends pourquoi les jeunes, aujourd’hui, sont si addicts aux selfies. On n’avait pas ça dans les années 90. Se prendre en photo, ça coûtait une pelloche, un développement et beaucoup de patience. Attendre que le film soit terminé. L’apporter pour le faire développer. Attendre encore qu’il soit prêt. Une vraie tannée. Si j’avais eu un smartphone à 20 ans, je n’aurais pas cessé de me prendre en photo pour apprendre à m’aimer. Peut-être que j’aurais gagné quelques années d’estime de soi ?

vous pouvez relire les autres 20ans ici : 

Fred Birault, Lynn Dell, Géraldine Dormoy-Tungate & moi-même

Truc-Anh : Ink Kingdom

 

Je ne sais pas ce que c’est que d’avoir un frère jumeau mais je sais ce que c’est que d’avoir Truc-Anh dans ma vie. nous avons une manière d’envisager certaines étapes de nos vies de la même manière et de surtout de manière synchrone. ceux qui suivent mon instagram se rappellent peut être que nous nous sommes décolorés les cheveux la même semaine, avec les mêmes produits, sans se l’être dits, lui au vietnam, moi à paris. on a le même imper orange fluo. quand je lui ai envoyé le résumé de mon film, celui ci portait quasiment le même nom (je vous dirait plus tard OKAY?!) que son livre d’aphorismes, les Fondations Liquides. on se l’est envoyés dans la même heure!

je ne peux m’empêcher de voir un écho dans notre attachement parallèle au portrait, avec des formes totalement opposées mais visant les mêmes “valeurs” : de la tendresse, de la bienveillance, une forme d’acceptation et d’accueil du vivant. et de réalisation de soi bien sûr.

pour la musique, j’ai repris Richard Reed Parry que nous avions tant aimé sur la vidéo réalisée avec Pénélope, la chérie de Truc Anh. j’ai voulu les réunir car elle a dû rester à HCMC. je l’ai aussi choisie car c’est une musique que les musiciens jouent avec un stéthoscope branché sur leur coeur, afin d’être en prise direct avec leur “intérieur”. que c’est beau!

je vais partir me coucher, parce que pfff, il est vraiment très très 3h du matin. et demain samedi 30 mai, c’est un grand jour : truc-anh vous attend pour son vernissage à 15h à la Galerie Sator, 8 passage des Gravilliers dans le 3E. il y fera aussi une performance jeudi 4 juin à 20h. ça s’appelle La Rivière, le nom de code de mon film étant Les Rivières. je vous jure que je mens pas.

allez, good night kids

Richard Reed Parry – Heart And Breath Sextet

Life On Mai

Timai LifeOnMai

salut les petits choux,

c’est étrange parce que pour la première fois, je ne sais pas ce que je veux vous écrire. enfin si (ça va vite finalement)(hahaha): je vais avoir besoin de vous! Depuis deux mois environ, je suis plongée dans l’écriture de mon film. je vous avais prévenus, et je ne sais toujours pas comment ça va sortir, mais j’ai une histoire à vous raconter. une histoire de bonnes femmes. de bonshommes. la mienne, la nôtre. car je viens d’une drôle de lignée. vous n’allez peut être pas me croire mais, je viens d’une lignée de femmes incroyablement malheureuses. et… faut que ça cesse!

en allant voir mini-mémé la semaine dernière, elle me dit “regarde, c’est ma mère”. je connaissais des reproductions de cette photo, la seule qu’elle ait pu garder, mais je n’avais jamais vu l’original. je suis frappée par la beauté de cette jeune femme, métisse française, comme Tâm. mon arrière grand-mère.

et là derrière, à moitié caché, il y a mon arrière grand-père. ils ne sont pas photographiés ensemble; je vais vous raconter pourquoi. ils se sont rencontrés à une soirée dansante. Lui vivait au Cambodge, mais chaque samedi, il montait à Hanoi pour danser. il adorait danser. ils se sont rencontrés donc. ils se sont aimés; et ma grand-mère est arrivée. Elles deux à Hanoï, lui au Cambodge. un jour n’y tenant plus, mon arrière grand-mère (je ne connais pas son nom) prend sa gamine sous le bras, pour descendre le retrouver. elles ont… marché! de Hanoi au Cambodge; elles ont marché. elles ont trouvé sa demeure. frappé à la porte. une gouvernante leur a ouvert et la nouvelle est tombée comme un couperet : “partez s’il vous plait, monsieur a une vie et une famille ici.”

quand je pense que c’est une histoire vraie. que c’est l’histoire (enfin non ça n’est qu’une partie) de cette femme incroyablement belle sur cette photo. j’imagine, peut être qu’elle ne savait pas à quel point elle était belle. on ne sait peut être jamais à quel point on est beau.

alors je vais avoir besoin de vous, parce qu’un événement de cette nature n’arrive pas tout seul, qu’il en engendre d’autres. Il faut du temps et de la force pour se relever. Une vie ne suffit parfois pas. Il faut parfois plusieurs générations pour le faire. et ces générations, en fait, vous les connaissez en partie : mini-mémé, docteur loan, tâm et moi. et j’aimerais tellement vous raconter!

j’aimerais que ce projet, soit d’une certaine manière notre projet. cela a déjà commencé puisque Marine, ma productrice, est une lectrice du blog depuis le premier post. elle m’a contactée parce qu’elle a confiance en moi, en ce film. ensemble, nous avons incroyablement avancé. j’en suis à la 12e écriture peut être. l’histoire commence à bien se tenir mais je sais qu’ il en faudra peut être encore 3 fois plus. sans compter ce qui suit bien sûr! vous ne pouvez pas savoir à quel point tout cela m’enthousiasme! je suis A FOND!

ouais, en fait, je n’osais pas vous demander, mais finalement je suis A FOND! Aidez moi à vous raconter notre histoire! dîtes moi comment vous pouvez m’aider. je ne sais pas encore, mais peut être que vous aurez des idées. j’attends vos coms avec grande grande impatience.

mille mille baisers!