20 ANS // Géraldine

Tomber sur une vieille photo de soi. à 20ans. Décrire l’émotion qui s’en suit. on retrouve aujourd’hui la très charismatique Géraldine Dormoy. Je la trouve incroyable sur cette photo. à la fois incandescente et en même temps, pas tout à fait convaincue. Quelque chose de très propre à cet âge peut être? Voyons ce que Géraldine a à nous dire sur ce “je” lorsqu’il était un autre. On se retrouve dans les commentaires!

 

 

J’ai eu un peu de mal à trouver une photo de moi à 20 ans « montrable ». Sur tous les vieux clichés argentiques soigneusement rangés dans mes albums, je n’aime pas ma tête. Je me trouve le teint trop rouge (en 1996, les filtres Instagram n’existaient pas), les joues trop rebondies (je faisais des crises de boulimie). Et impossible de trouver une photo de moi sans clope à la main !

 

Finalement, je me suis arrêtée sur celle-ci. Je ne sais plus où la photo a été prise. Ca ressemble à un restaurant (on fumait partout à l’époque). C’est vraiment moi. Le regard confiant mais la moue légèrement dubitative. On ne le voit pas bien sur la photo, mais je porte un pull Zara à rayures que j’adorais (je l’ai gardé jusqu’à ce qu’il soit plein de trous). Mes cheveux tiennent bien en place, raidis par les défrisages à répétition.

 

En regardant cette photo, une chose me frappe surtout: je suis tellement plus heureuse aujourd’hui !
Je me sentais tellement seule et incomprise à 20 ans ! Je n’avais pas d’amoureux, pas d’intérêt pour mes études en école de commerce, et aucun blog où exprimer mon désarroi. Je ne m’aimais pas, n’avais pas encore réussi à poser de mots sur mes maux et m’étais progressivement emmurée dans mon manque d’estime. A 38 ans, j’ai un mari et un fils que j’aime, un job qui me passionne, des amies qui m’inspirent, une coupe de cheveux qui m’a réconciliée avec mes boucles… Le plus bel âge, ça ne serait pas plutôt 2 x 20 ans ?

Café Mode

La Playlist Impulson de CQFDa #8

Yeehaaaa! rien de tel que cette magnifique playlist pour célébrer ce dimanche ensoleillé. Encore un immense merci à Guillaume, aka CQFDa, pour cette playlist douce et super classe. le remix du divin Tarika Blue à 5’15 est incroyable. big big <3

ENjoy!!!

White is Sublime

 

Yo!

Comment ça j’ai dit exactement l’inverse il y a 3 ans?! oui bon beh c’était pas la même chose (ET C’ETAIT IL Y A DES LUSTRES… MERDE!). je parlais du blanc, dans le besoin d’unification du teint : oui le blanc couvre, mais il plâtre donc ça sert à rien de se ravaler la façade, si c’est pour éteindre toutes les lumières en même temps.

Aujourd’hui, avec ce 6e post sur le blanc, on va dépasser la matière, pour rentrer dans la couleur. il y a, me semble t il une tendance lourde sur le makeup blanc. ça, on s’en fout, mais c’est devenu ma micro obsession du moment (micro hein, on s’entend). je suis fascinée par sa poésie fantomatique. une manière de redessiner, tout en évidant la peau de sa couleur. erase. oui j’avoue, ça me fascine.

Alors, tout à l’heure, Julie est arrivée avec tout plein de produits blancs de chez MAC (Base de mélangePigment Poudre Eclat – Pure WhiteCream Couleur Base – LunaCrayon Multi Usage – Pure White). j’ai tout essayé (mascara, aplat, halo, lignes, points…)  sans encore trouver LA forme qui me convient. J’ai juste commencé à comprendre certaines choses :

> le fait qu’il soit le négatif du noir, le rend extrêmement bizarre lorsque vous le mettez à la place du noir justement (en mascara simple ou eyeliner) car on perd de la définition (albinos style, mais… why not?!)(le bizarre aussi est une tendance lourde)(du LOURD, du LOURD que je te dis!)

> je le trouve plus intéressant en ornement (vous avez vu les petites pointes de chat au milieu du board sur la chanteuse Marika Hackman… SUBLAÏME), en petit signe tribal, une sorte d’attention graphique, bien présente, finalement assez radicale (punk?) mais qui sur peau claire se montre assez subtile. ouais, le blanc c’est RAD ET subtile… trop fort le blanc!

> Tâm évidemment s’est pointée et m’a pris un khôl pour s’en foutre partout sur la paupière, en mode liner maousse et c’était… SUBLAÏME. bon après, elle l’a mis en rouge à lèvres et c’était so so cheum… weuhou! bref, ce que j’ai tout de suite vu chez elle et que je n’ai plus chez moi, c’est l’uniformité de son teint. pour porter du blanc, il faut un super joli teint. je pense. mais peut être pas forcément.

> le blanc, c’est la couleur la plus claire, donc, on évoque l’idée de lumière, et c’est certainement pour cela que j’invoque le SUBLAÏME à tout bout de champs. le blanc nous rapprocherait-il de la vierge du sublime? (non mais… je nage en plein délire là)

bref, je suis sortie avec du mascara tout blanc dans la rue et personne ne m’a regardée de travers, mais c’est pas non plus le blanc de la SUBLAÏMENCE que je cherche, donc je cherche encore et… je vous montre?

ça inspire quelqu’un ou?

Improvisation sur le Fail Educatif

Une vidéo publiée par Timai Hua (@supertimai) le

Hahaha + aïe aïe aïe = haaaayaïeyaïeyaïe

Je vous explique mon équation du fail éducatif : je viens d’une famille bien bien à gauche. mon père est juste un ancien communiste. Quand il œuvrait à la fcpe (association de parents d’élèves ancrée à gauche), il me disait souvent “tous ceux qui te diront “on s’en fout de la politique” et qui du coup s’inscrivent à l’Ape (l’autre asso de parents, a-politique donc), en fait, ils sont tous à droite!” beh… c’était vrai. Non pas que ce soit mal mais c’était comme ça.
J’ai grandi en faisant des manif etc et alors, ça devient comme inscrit dans ton ADN que t’es une fille de gauche, avec tout un inconscient qui va avec, des règles tacites que l’on a même pas à énoncer comme… C’EST JUSTE PAS POSS’ D’AIMER SARDOU. Alors, en arrivant en école de commerce…. aïe aïe aïe : à chaque soirée, fallait se taper le Lac de l’enfer, repris à tue-tête à grand renfort d’auréoles de transpi sous les bras (sauf si en fait, c’est la bière du voisin qu’avait tout éclaboussé). Et moi je disais “c’est vraiment de la musique de droite Sardou”. ça faisait rire et on me disait

” Mais non… ON S’EN FOUT!
– beh t’aime Sardou toi?
– beh ouais?
– et, tu votes à droite toi?
– beh, ouais!
– beh, voilà!”
Ça marchait à 100% ce truc.

Bref, l’autre jour, le père de nos enfants me dit “t’as pas entendu parler de la Famille Bélier?”
Il me montre la bande annonce et tous les 2 devant l’ordi, on s’est mis à chialer. On ressemblait à des Chers Parents Deschiens. C’était parfaitement irrépressible.
J’ai ensuite emmenée ma fille voir le film au cinéma avec une copine. Il y a plein de belles choses je trouve, notamment l’émancipation de l’enfant, l’incompréhension entre génération (belle métaphore que de prendre des parents sourds pour parler de ça) mais ce que c’était pénible cette envie de réhabiliter Sardou. Mais pourquoi?!!!
Bref la scène de fin arrive et la…. Fontaine sa mère!

La video de mes enfants qui me font une impro sur la chanson de la Famille Bélier (on va l’appeler comme ça, ça fait moins mal que “la chanson à Sardou”)(Sardouille?) ça parle un peu de ça. Des grands principes éducatifs que l’on se donne et puis ce qui nous échappe totalement. Putain mes enfants font des reprises de Sardou… aïe aïe aïe (… Fuck même)! Et en même temps… je fonds, je fonds (suis leur mère quoi)… HAHAHAHAHHAHAHAHAHA

je veux/peux pas dire que je m’en fous, mais j’ai un sentiment foutraque qui fait vraiment haaaayaïeyaïeyaïe

hahahahahah

allez je sais : on comprend rien. mais dîtes moi que vous avez compris quand même! bisous!