summertime : notre SuperPoem #2

pour cette quinzaine estivale, 10 lectrices prennent le contrôle du blog : chaque jour, l’une d’entre elles nous propose de (re)découvrir sa vidéo préférée, accompagnée d’un texte signé de sa main. Merci à A, qui a choisi Tel Aviv: colors from journey et partage avec nous ce très beau texte. Vous pouvez cliquez sur l’image pour retrouver la vidéo choisie
SuperPoem2-A-Post

 

 

Stan : la vie de Château

“allo Stan, qu’est ce que tu deviens?

– beh avec ma femme, on est châtelains?

-… t’es marié?!!!”

je connais Stan depuis l’essec, mais à l’époque, on n’était pas encore copains (j’en avais pas trop des copains à l’école). on est devenus potes ensuite quand on a commencé à travailler chez Lancôme. on se marrait tout le temps. tout le temps. puis on s’est perdus de vue. un jour, il me contacte pour demander mon avis sur son nouveau projet, qui depuis a vu le jour. ça s’appelle Plume d’Eléphant. le principe est simple, tu lui racontes ta vie et il en fait un livre. il est en réseau avec 60 écrivains partout en France pour développer cette idée magnifique de coucher sur le papier les mémoires extraordinaires de gens (sois disant) ordinaires. merveille.

un jour, est venu l’idée que l’on parte lui rendre visite. je ne connaissais toujours pas Amélie, sa femme, ni ses 3 enfants. Pour la faire courte, Amélie a eu un coup de foudre pour ce Chateau et a proposé à Stan une nouvelle vie. Roujoux a été vendu au prix d’un 2 pièces à Paris et ils s’évertuent ensemble à le retaper. Amélie s’occupe du gite attenant au Château (parfait pour visiter la région des châteaux de la Loire, et notamment le festival des jardins de Chaumont pdt l’été, que l’on voit dans la vidéo) et Stan de développer son (autre) bébé. j’ai évidemment totalement halluciné sur cette demeure, leur vie là-bas, mais ce qui m’a le plus émue c’est la force incroyable et si douce de ce couple amoureux et de ce père de famille si épanoui.

longue vie à Roujoux et à ses fabuleux châtelains!

 

Djeuhdjoah & Lieutenant Nicholson – Remets l’Audio

unMade Up

 

Voilà bien longtemps que je ne suis pas passée vous voir. en même temps, la parution hier de mon “interview de maman” sur Café Mode me ramène ici, comme une nécessité. faut qu’on debriefe! allez la lire et revenez, je vous attends!

Ayé?!

L’itw avec Géraldine a duré 2 bonnes heures, carrément. elle voulait tout savoir et tout comprendre, notamment sur ma propre enfance. c’était difficile, remuant et pourtant avec elle, je n’avais pas de problèmes à le formuler, à me dépouiller. ce qui m’a le plus touchée, après la lecture de son article (ohlala quelle émotion), ce sont les commentaires, qui m’ont émue aux larmes. il m’est absolument impossible de justifier pourquoi je me raconte autant, car oui, plus ça va, et plus la frontière entre l’intime et ce que je rends publique est complexe à définir.

j’ai toujours bloggé pour exprimer ce que j’avais dans le ventre (parfois le coeur aussi)(parfois la tête aussi), mais peu à peu, je découvre la force du partage. comme Géraldine, je suis accroc à vos com. il me semble que le blog m’a aidée à me dépouiller petit à petit, et je crois ne pas le faire pour une communauté de voyeurs. il me semble que je le fais parce que justement je ressens un vrai partage avec vous, et que cela me donne une confiance incroyable. je ne publie jamais rien “pour vous”, je veux dire “dans votre intérêt” ou pour satisfaire une attente, je le fais pour moi. cependant l’échange que cela suscite, me nourrit avec beaucoup d’intensité. et cela me permet d’assumer une part de fragilité, de vulnérabilité dont je ne savais que faire avant. C’est d’une certaine manière aussi le propos de Lili de Ma Récréation sur sa vie en dehors d’instagram. ce fut aussi celui de Lise de Tendance de Mode sur sa bipolarité. cela m’avait bouleversée et inspirée.

personnellement, je trouve ça très difficile de trouver sa vérité, on peut facilement se raconter des histoires, poser, penser qu’on a raison, que c’est l’autre le con. la vie m’a d’ailleurs souvent montré à quel point mes convictions étaient fragiles, à quel point je pouvais me tromper (on le voit dans l’itw non? ;p) mais je tenterai toujours de tendre vers cette vérité. oui c’est une tentative. et je trouve tous ces partages incroyablement riches d’humanité. d’une certaine manière, je trouve ça vertueux. un peu expié, je vous l’accorde, mais vertueux. alors on continue!

pour en revenir à cette itw, Géraldine se demandait comment raccorder ma part “sombre”, dit elle, et ce rire tonitruant, qui semble-t-il, fait ma signature. vous savez, on a tellement chialé ici, on a tellement ri aussi, que j’ai compris une chose : mes chagrins et ma joie ne sont qu’une seule et même chose. les 2 faces d’une même pièce, moi. et je suis très heureuse de pouvoir le découvrir, et le partager ici.

avec cette chemise toute bariolée, mes bijoux dépareillés mais… sans fard.

mille mille câlins et encore merci Géraldine!