La Playlist Impulson de CQFDa #7

voici la nouvelle playlist de l’ami Guillaume, qui sévit désormais aussi sur la radio indépendante online Le Mellotron avec son mix Bla Bla Beats, un mardi soir sur deux. je suis tellement contente pour lui! ce mix, complètement planant, va je l’espère vous plaire.

And now, please enjoy your weekend my dear dear readers! mille bises!!!!

Lili, 4 ans!

Lili chérie a fêté les 4 ans de son blog, il y a… 2 mois (HAHAHAHAHA) et je lui avais promis une vidéo en cadeau d’anniversaire. eh bien, la voici! alors, je sais pas pour vous, mais pendant toute la soirée, alors que j’essayais de me frayer un chemin entre les keuss cheunel, les petits fours gluten-free et les plumes d’autruche (on était chez David Mallett, indeed), je me disais… ah ouais, on peut fêter l’Anniv de son blog comme cela! Lili a un tel sens du luxe et DE L’ORGANISATION (sans déconner, si je me lance dans un truc pareil, vous me retrouverez en soins intensifs post burn-out, avant même d’avoir fait la rée-soi!)(sympa la before!).

bon sans rire (on rit trop ici), ça m’a un peu coupé le souffle cette soirée. à un moment on voit Dorothée, la co-fondatrice de My Little Day, venir saluer l’incroyable Fonelle “bon j’ai pas l’habitude de faire ça, mais je vous aime tellement, je vous suis depuis tellement longtemps, que je me suis dit “vas-y!” alors voilà… JE PEUX VOUS FAIRE UNE CALIN?!”. Bon, moi pour le coup, j’ai pas osé, et me suis contentée de filmer… haaaa ce qu’on peut être con à rester derrière (une caméra)!

bref, Lili était entourée de tous ses amis, de toute la profession. elle fêtait les quatre ans de sa nouvelle vie depuis le lancement de son blog, en lançait la nouvelle version (qui, allez voir, est incroyablement belle). elle était heureuse et tellement pleine d’émotion que c’était tout simplement… trop beau!

happipip… hourra!

ouais, c’est encore Chassol pour la musique…

La Joie!


Photographie de Terri Weifenbach en collaboration avec Diptyque

Etan & me de Viviane Sassen

L’Art de la Joie, Essai sur la Sagesse de Nicolas Go.

 

Ce dimanche, en passant devant une affiche “Je suis Charlie”. Ma fille : “j’ai bien compris tout ce qu’il s’est passé, que c’est important et historique, tout ça, mais… j’aimerais que l’on revienne à un monde en couleurs” (naaaannn…. siiiii).

j’ai tenté de lui répondre sur le temps du deuil, propre à chacun, la nécessité que certains continuent à revendiquer, pour que nous tous, on n’oublie jamais. il y a pour ma part, ce vague à l’âme qui ne me quitte jamais vraiment. et en même temps, je comprends ce besoin de renaître, de ne pas perdre de vue, de ne pas oublier la vie “en couleurs”. je comprends… j’y aspire même!

par ailleurs, avis aux parents, j’ai appris depuis qu’il fallait remettre les enfants hors de ce débat, car ils tendent à revivre pleinement la douleur du moment, alors que nous, c’est un peu différent n’est ce pas?

depuis les attentats, je pense énormément à cet ouvrage magnifique sur l’Art de la Joie. cela fait très longtemps d’ailleurs que je voulais vous en parler. car cela fait longtemps que je le lis, le relis, fous des post-it partout, et l’oublie, et le relis… je n’aurais pas la prétention de vous re-développer toute la réflexion de Nicolas Go, son auteur, mais celle-ci m’accompagne toujours en filigrane, et de manière plus prégnante depuis quelques semaines, car ce qu’il avance est que la joie est une forme de résistance face à l’horreur : déjà que c’est violent, déjà que c’est dur, alors, si je perds la joie, je perds 2 fois.

d’ailleurs, il distingue de manière très intéressante la joie du bonheur. le bonheur est pour lui une suspension, une parenthèse qui nous oblige à oublier la violence : comment être heureux lorsque l’on sait toute la violence qui nous entoure? impossible. le temps du bonheur nous est toujours compté et se trouve étroitement lié à notre capacité d’abstraction, nécessairement éphémère, face à la brutalité du monde. la joie, elle, on l’a toujours en nous. elle est toujours là, pour qui veut y croire, il faut juste parfois, retrouver le chemin (comme la mémoire). et face à un monde parfois désespérant, on n’a parfois que la joie, que le rire à lui opposer. mais si on l’a, c’est déjà ça.

ok Tâm, on ne va pas glisser dans un monde en noir et blanc. On sait ce qu’il se passe, mais on va continuer à lui proposer de la couleur. je trouve que c’est un magnifique programme. non?

baisers… colorés donc!

L’Art de la Joie, Essai sur la Sagesse de Nicolas Go.

20 ANS // Fred Birault

Tomber sur une vieille photo de soi. à 20ans. Décrire l’émotion qui s’en suit. j’ouvre aujourd’hui cette nouvelle rubrique où chacun écrira ce qu’il a ressenti en rencontrant, en redécouvrant ce “je” lorsqu’il était un autre. aujourd’hui, avec Fred (encore lui). j’espère que ça va vous plaire. Son texte m’a beaucoup émue. Et ses photos, je vous raconte pas… on se retrouve dans les commentaires. des baisers doux.

 

“la jeunesse est un état d’esprit ” j’aime l’entendre dire…

Mais PUTAIN (excusez moi y’a pas d’autres mots), la jeunesse se voit sur TA gueule OUI !

J’ai 25 ans sur cette photo, je vis a New York, je pose pour un ami photographe sur un toit de Brooklyn. Et puis j’oublie…

10 ans plus tard je reçois ce mail :
Hey fred hope you’re well , just found thoses pics of you in my old computer, they are quiet strong , what you think ? ………….

Je n’ai même pas eu le temps d’imaginer avoir une pensée, tellement j’ai été ému.
Larmes…
A l’époque je me trouvais moche, trop grand, frisé, étrange, je m’appelais” la chose”, les gens me regardaient dans la rue, je me sentais en trop. Je me souviens encore des gestes que je pouvais faire dans le miroir essayant de métriser cette touffe, me trouvant bizarrement fait.

En découvrant cette photo aujourd’hui, le choc. Je me suis trouvé absolument sublime. Le mot est fort mais c’est ce que j’ai dis.
Qu’est ce que j’étais beau bordel !
Et cette émotion que je ressens c’est de la tristesse, triste de ne pas en avoir profité, de ne pas l’avoir vu. De ne pas avoir compris que si les gens me regardaient dans la rue c’était parce qu’ils me trouvaient BEAU, juste BEAU…
J’ai l’impression d’avoir perdu du temps, de ne pas avoir joué avec, expérimenté.
Quel dommage, mais je n’en étais certainement pas capable à l’époque.

Ca me rappelle le discours de certains ados que je peux entendre dire ” Hoooo je suis moche” ” je suis grosse” ” bla bla ”
Alors que je les trouve incroyablement singuliers et beaux, vibrants de leur jeunesse implacable.

J’ai envie de leur dire ENJOYYYY PUTAIN t’es suuuuuublime, ne perds pas de temps comme moi, à être dur avec toi même…VIS!

J’ai mis 10 ans à le comprendre, à m’adoucir envers moi, m’aimer tout simplement…